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Le soleil brille pour l'Impact sans l'aveugler après sa première victoire en un mois

S'il faut en croire Evan Bush, le soleil irradiait lundi matin le centre d'entraînement du onze montréalais en raison de la première victoire de l'Impact depuis le 31 mars, samedi contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre. Mais ce récent succès n'est pas une raison pour se fermer les yeux sur les difficultés de l'équipe dans certaines phases de jeu.

Un texte d'Olivier Paradis-Lemieux

« Je pense que c'est une métaphore de ce qu'il se passe au centre présentement », a commenté avec le sourire le gardien de 32 ans, deux jours après le gain de 4-2 au stade Saputo.

« Mais ce n'est qu'un match, a rapidement enchaîné Bush. Nous voulons maintenir cette mentalité de gagnant, mais il y a des choses que nous devons améliorer. »

L'entraîneur Rémi Garde a émis les mêmes nuances que son gardien partant dès le début de son point de presse lundi.

« On a vu des choses intéressantes. En premier lieu, la victoire était importante et a fait du bien à tout le monde. Après, on n’a pas tout bien fait et on a toujours des sujets de progression », a-t-il observé.

Ce sont principalement les difficultés de l'équipe sur phase arrêtée qui ont été relevées par les joueurs et leur entraîneur. En avance 4-0, l'Impact a cédé deux fois dans les quinze dernières minutes contre le Revolution, la première fois sur coup de pied de coin, la seconde fois sur coup franc. Contre Atlanta une semaine plus tôt, c'était trois buts que Montréal avait accordé dans pareilles situations en fin de match.

« Je suis très ennuyé de voir qu’on a pris deux buts sur coups de pied arrêtés, qu’on peut prendre un retourné dans la surface de réparation. La semaine dernière, j’avais vu deux joueurs adverses qui avaient fait des amortis de poitrine dans notre surface de réparation », a déclaré Garde.

Même s'il a lancé en blague que la solution aux difficultés de son club à défendre lors des phases arrêtées pourrait être de « faire pousser les joueurs de quelques centimètres », Rémi Garde a insisté que la taille des joueurs de l'Impact n'est pas le problème actuel ni ses consignes tactiques.

« C’est un problème d’engagement et de détermination d’empêcher l’adversaire de jouer dans cette zone-là, a précisé Garde. Si on passait en [défense de] zone, on aurait d’autres problèmes à régler avec des joueurs de grande taille qui arrivent lancés avec des joueurs petits et arrêtés. C’est une question d’agressivité, de concentration.

« On n’est pas des joueurs avec de forts gabarits, ça ne nous aide pas à ce niveau-là, mais il faut gêner l’adversaire malgré tout et rester concentrés », a pour sa part ajouté Saphir Taïder.

Pour Evan Bush, la communication doit également s'améliorer quant aux responsabilités des joueurs lors de cette phase de jeu, particulièrement après l'entrée d'un nouveau joueur sur le terrain.

« Après un changement, les responsabilités deviennent troubles. Nous devons nous améliorer sur ce point, a souligné Bush. Les équipes sont conscientes de nos carences et de nos limitations, et c'est à nous d'être plus combattifs. »

« Peut-être aussi qu’on encaisse trop de corners et de coups francs stupides. Si on peut arrêter de provoquer ce genre de situations, ce sera déjà un bon axe de progrès », a conclu Rémi Garde.

Court repos avant Chicago

Critique à de nombreuses reprises du manque de profondeur de sa formation depuis le début de la saison, l'entraîneur français s'attend à devoir faire quelques changements à sa formation gagnante, que ce soit mercredi soir contre le Fire à Chicago, ou samedi prochain contre l'Union de Philadelphie à Montréal.

« On est au cœur d’une semaine où la profondeur de banc sera importante, a-t-il estimé. Je pense qu’on doit être capables de supporter deux ou trois changements parce qu'à certains postes, il y a des joueurs qui sont assez proches en niveau et qui doivent apporter leur qualité naturelle à l’équipe. »

Le onze montréalais jouera toutefois son prochain match contre un club qui se trouve dans le même état d'épuisement que lui. Le Fire s'est incliné 2-1 samedi face au Atlanta United et se situe tout juste derrière Montréal au classement dans l'Est avec huit points en huit matchs, contre neuf en neuf pour l'Impact.

« Le football, c’est beaucoup dans la tête. Forcément, les organismes sont fatigués, mais ce n’est pas une excuse. Eux aussi vont jouer après trois jours [de repos]. Il faut aller là-bas en se disant qu’on veut qu’on gagne et avoir faim pour aller prendre les trois points », a noté Saphir Taïder.

Tous les partants du dernier match étaient absents de l'entraînement sur le terrain lundi et profitaient de séances de traitements à l'intérieur.

Une dizaine de réservistes se sont néanmoins entraînés dont le défenseur Rod Fanni, en pleine forme selon Garde, qui devrait réintégrer les 18 mercredi. Matteo Mancosu a quant à lui senti une gêne à la cheville dimanche et avait arrêté de courir. Il était présent lundi à l'extérieur et participait aux exercices, mais avec un dossard vert signifiant qu'il ne pouvait absorber de contacts.

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