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Le SPVM a surveillé les communications d'un autre journaliste en 2014

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) affirme avoir surveillé, en décembre 2014, les communications d'un deuxième journaliste.

L'assistant-directeur du SPVM, Patrick Lalonde, n'a pas identifié ce journaliste. Il a précisé toutefois que le mandat portait sur le registre d'appels du journaliste.

Ce mandat a été lancé dans le cadre d'une enquête sur un policier. Patrick Lalonde a ajouté que l'enquête est entre les mains de la Direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et que les vérifications se poursuivent.

Ce cas s'ajoute à celui du chroniqueur de La Presse Patrick Lagacé. Lundi dernier, le quotidien montréalais révélait que le SPVM avait espionné son chroniqueur entre janvier et juillet 2016. La police a ainsi pu mettre la main sur toutes les métadonnées de son téléphone cellulaire et obtenir la possibilité de connaître sa position grâce à la puce GPS qui y est intégrée.

Avec ces métadonnées, le SPVM a pu ensuite contraindre des fournisseurs de services téléphoniques à lui fournir les noms de toutes les personnes qui ont pu contacter Patrick Lagacé, au téléphone ou par message texte.

L'espionnage de Patrick Lagacé a été demandé par le service des enquêtes spéciales dans le cadre du projet Escouade, visant des enquêteurs spécialisés dans les gangs de rue et le trafic de drogues, qui étaient soupçonnés de fabriquer de la preuve.

C'est pour un volet de cette enquête visant plus précisément le policier Fayçal Djelidi que M. Lagacé a été espionné. Les policiers avaient réalisé que cet agent parlait à des médias et le soupçonnaient d'« abus de confiance ».

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