Retour

Le SPVM est en bonne posture pour « tourner la page », croit Martin Prud’homme

Le directeur intérimaire du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Martin Prud'homme, affirme que la nomination d'une nouvelle équipe de direction permettra de redresser la situation au sein de son organisation.

Un texte d'Antoine Samson

L’état-major du SPVM est passé cette semaine de onze à quatre personnes, soit deux directeurs adjoints provenant de l’interne et deux autres de l’externe.

Les candidats choisis sont Simonetta Barth (direction du service des affaires corporatives), Dominic Harvey (gendarmerie), Line Carbonneau (direction des normes professionnelles) et Sylvain Caron (direction des enquêtes criminelles).

Au Téléjournal Grand Montréal, Martin Prud’homme s’est dit convaincu que cette cure minceur au sein de l'équipe de direction aura pour effet d’avoir « une ligne hiérarchique plus directe ».

« Ça va être plus simple pour moi, un palier de moins. C'est plus rapide pour [prendre] des décisions, autant du bas vers le haut que du haut vers le bas », a-t-il ajouté.

Selon lui, le SPVM compte aussi de nombreux cadres compétents qui constituent « une très belle relève ».

« Il y a 200 cadres au SPVM, [...] il faut les former, préparer ça, ça ne se fait pas à la dernière minute. Alors moi, je suis très confiant, il y a de très belles qualités de cadre au SPVM », soutient-il.

Changement de culture

Martin Prud’homme estime que son équipe est prête à travailler pour changer la culture au sein de l’organisation.

« Les gens sont au rendez-vous, que ce soit les cadres, les policiers, la Fraternité. On veut passer à autre chose, on veut tourner la page, on veut que les gens aient confiance en nous », insiste-t-il.

Son prédécesseur, Philippe Pichet, s'est fait suspendre de ses fonctions en décembre dernier après que le rapport du commissaire Michel Bouchard eut fait état d’un « laisser-aller et d’un manque d’intérêt des autorités du corps de police » au sujet des activités de la direction des enquêtes internes du SPVM.

À ces inquiétantes révélations s’ajoutait un « climat de tension » observé au sein du service de police, selon les conclusions du rapport Bouchard.

M. Prud’homme a été nommé chef intérimaire du SPVM pour une durée d’un an. Il refuse toujours de préciser s’il compte rester en poste plus longtemps.

« Je vais faire mon maximum, je vais préparer la relève, je vais préparer l’équipe, je vais préparer le solage. Je veux quelque chose de solide et après, il y a des décisions qui seront prises à un autre niveau. »

Plus d'articles