Retour

Le syndicat des cols bleus de Laval mis en demeure pour avoir bloqué l'accès à l'hôtel de ville

La Ville de Laval a transmis une mise en demeure au syndicat des cols bleus, à qui elle reproche d'avoir interrompu mardi soir ce qui devait être la dernière séance du conseil municipal avant les élections du 5 novembre.

La municipalité « a décidé d’exercer les recours légaux à sa disposition en vue de permettre le déroulement normal de ses instances démocratiques », indique un communiqué envoyé aux médias.

Elle déplore notamment « que l’accès des citoyens a été bloqué, que des barrières ont été renversées et que le bruit assourdissant a empêché [le] déroulement normal » de la réunion du conseil municipal, qui a finalement eu lieu mercredi.

Quelque 700 employés municipaux auraient participé à la manifestation.

Le président du syndicat, Martin Gagnon, est outré par la mise en demeure envoyée par la Ville. « Je m'excuse, mais dans la charte des droits et libertés, on a le droit de faire du bruit et on a le droit de manifester. Ce qui se passe actuellement, c'est antidémocratique », a-t-il scandé mercredi après-midi en présence d'autres manifestants, qui s'étaient réunis une nouvelle fois devant l'hôtel de ville pour la reprise du conseil municipal. Ce second rassemblement a duré un peu plus d'une heure.

Les cols bleus de Laval sont sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2016. Les questions salariales seraient au cœur des négociations. Une médiation est en cours jusqu'au 15 octobre, mais la Ville reproche au syndicat d'avoir quitté la table de médiation le 27 septembre.

Un coup d'éclat en pleine campagne électorale

C'est le maire sortant, Marc Demers, qui a coupé court à la réunion du conseil, mardi soir, privant du même coup les citoyens de poser des questions. Interrogé sur le déroulement des pourparlers avec le syndicat, il s'est défendu d'être trop ferme avec ses cols bleus.

« Ce n'est pas vrai que je vais acheter ma campagne ou mon élection, a-t-il tranché. Il y a un enjeu, c'est de bien traiter équitablement nos employés, selon la capacité de payer des citoyens de Ville de Laval et en toute équité avec les autres groupes d'employés. »

Mais pour son adversaire Jean-Claude Gobé, d'Action Laval, le maire sortant récolte ce qu'il a semé.

« C'est une situation qui est devenue un peu chaotique, qui est un peu à l'image de ses quatre années : de l'improvisation, des fausses promesses, des promesses non tenues », a-t-il déploré.

Selon lui, les cols bleus « ne sont pas des gens agressifs ou méchants. Ce sont des employés malheureux, déçus, qui veulent simplement avoir une bonne négociation ».

Marc Demers « a perdu le contrôle de la Ville et la confiance des citoyens lavallois », affirme pour sa part Michel Trottier, chef du Parti Laval.

Le syndicat des cols bleus n'écarte pas la possibilité de se faire entendre de nouveau pendant la campagne électorale.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Cet amateur de hockey gagne 1000$ s'il réussit à marquer





Rabais de la semaine