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Le Syndicat des cols bleus de Montréal coupable d'outrage au tribunal

Les accusés « ont transgressé volontairement et en toute connaissance de cause » l'ordonnance qui stipulait que les membres du Syndicat des cols bleus de Montréal devaient être au travail, le 8 décembre 2015. C'est la conclusion du juge Michel Déziel, de la Cour supérieure qui reproche aux têtes dirigeantes du syndicat d'avoir incité ses membres à participer à une grève illégale.

Un texte de Geneviève Garon

Le 8 décembre 2015, des centaines de cols bleus participent à une assemblée générale spéciale dans le cadre d'un bras de fer avec la Ville de Montréal. L'invitation à se rassembler au Palais des Congrès porte la mention « Arrêtons le saccage de nos droits! »

Or, il s'agit d'une grève illégale. La veille, le juge de la Commission des relations de travail, Pierre Cloutier, avait ordonné à tous les membres du Syndicat d'être en poste le lendemain.

L'ordonnance a été signifiée en soirée à la présidente du Syndicat des cols bleus de Montréal, Chantal Racette, au vice-président Michel Martin, au secrétaire-trésorier Jacques Rochon et au secrétaire archiviste Michel Jeannotte.

Les quatre intimés se sont défendus en cour en disant ne pas avoir été informés de l'existence de l'ordonnance.

Mais c'est de l' « aveuglement volontaire », tranche le juge Michel Déziel. La décision leur avait été transmise par courriel, télécopieur et huissier. Les dirigeants syndicaux ont fait « le choix d'ignorer l'ordonnance et d'y passer outre », écrit-il.

Le juge Déziel déclare le syndicat, Chantal Racette, Michel Martin, Jacques Rochon et Michel Jeannotte coupables d'outrage au tribunal. Il ordonne aux parties de déterminer au cours des 15 prochains jours quand auront lieu les représentations sur les sanctions.

Les intimés sont passibles d'une amende n'excédant pas 50 000 $ ou d'un emprisonnement pour une durée d'au plus un an.

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