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Le tiers des 143 élèves déplacés pourront retrouver leur école

Après avoir semé le désarroi chez de nombreux parents et enfants, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) dit avoir réussi à réaménager des classes pour permettre à une partie des élèves en libre-choix de ne pas changer d'école. Mais cela ne règle que le tiers des cas. Une situation qui fait des heureux, mais aussi des mécontents. 

Ces enfants inscrits en libre-choix, dans une école à l'extérieur de leur secteur, avaient appris jeudi dernier qu'ils devaient réintégrer leur établissement de quartier à cause d'un manque de places.

À l'École Lambert-Closse, dans le Mile-End, seulement 5 des 18 élèves déplacés pourront y retourner. Leurs parents avaient manifesté bruyamment, arguant que la situation créait un grand stress chez les enfants et qu'elle pouvait pourtant être évitée. Dans ce cas, la CSDM avait éliminé des classes qui n'étaient pas totalement remplies afin que celles qui restent soient pleines, pour des raisons budgétaires.

« C'est comme un miracle inespéré qui arrive. Je tremble de joie », a confié Tania Carreira, mère de deux enfants à l'école Lambert-Closse.

Mais le président du conseil d'établissement de l'école Lambert-Closse, Yves Blanchet, n'est pas satisfait. « Sur quelle base la CSDM s'est-elle prise pour décider que ces 5 élèves-là reviendraient, mais que les 13 autres ne reviendront pas? » dit-il.

Yves Blanchet soutient que les parents vont continuer de se mobiliser. Une nouvelle manifestation est d'ailleurs prévue devant l'école ce matin.

La CSDM va créer de nouveaux groupes, mais seulement là où « des locaux sont disponibles » puisque plusieurs écoles débordent, a expliqué sa présidente, Catherine Harel-Bourdon, en entrevue à Radio-Canada. 

Catherine Harel-Bourdon se défend bien de trouver des solutions face à la pression médiatique. « On est très conscients  de ce que les parents vivent quand il y a un déplacement d'élèves. Chaque année, entre la 2e et la 3e journée, on ouvre des classes supplémentaires. Ce n'est vraiment pas l'impact médiatique. Mais on est à l'écoute des parents », dit-elle. 

La présidente de la CSDM rappelle aussi que chaque année, des élèves inscrits en libre-choix sont déplacés pour laisser la place à des enfants du secteur, et que les parents sont au courant de la situation. « Ce n'est vraiment pas quelque chose qui est voulu. En même temps, on est dans une situation où on a une augmentation importante de notre clientèle, il y a beaucoup d'élèves immigrants qui arrivent pendant l'été, on a des parents qui inscrivent leurs enfants à la dernière minute et on a des contraintes budgétaires. Il faut faire avec toute cette situation-là dans les premiers jours de classe. »

Au total, 31,7 % élèves de la CSDM sont inscrits dans une autre école que celle de leur quartier.

Avec les informations de Dominic Brassard

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