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Le tiers des égouts de Montréal vont descendre le St-Laurent

Le tiers du réseau d'égouts de la Ville de Montréal sera déversé directement dans le fleuve, et descendront le St-Laurent jusqu'à l'Océan, pendant une semaine complète à la mi-octobre. Le président du comité exécutif de la Ville, Pierre Desrochers, a confirmé que cette procédure était la plus réaliste.

« Ce n'est pas juste la Ville de Montréal qui le dit, le ministère de l'Environnement (du Québec) parvient à la même conclusion », a expliqué M. Desrochers au cours d'une conférence de presse de laquelle le maire Denis Coderre était absent.

M. Desrochers a indiqué qu'il n'y aurait aucun impact sur l'eau potable des villes riveraines du fleuve Saint-Laurent, en aval de la métropole. 

Le déversement est rendu nécessaire en raison de la construction d'une nouvelle chute à neige dans le cadre des travaux de réaménagement de l'autoroute Bonaventure. L

Inévitable dit le ministre Heurtel

Le ministre de l'Environnement du Québec, David Heurtel, estime que le déversement prévu est déplorable, mais malheureusement inévitable. Ce dernier se réfugie derrière un rapport d'analyse environnemental réalisé par les experts de son ministère pour expliquer que le déversement aura lieu malgré les craintes des citoyens.

Complété en février 2015, le rapport a été réalisé par son ministère à la suite de la demande de la Ville de Montréal de procéder à ce déversement.

Sous la pression de l'opposition et des médias, le rapport a finalement été rendu public aujourd'hui. Il est disponible sur le site du ministère de l'Environnement du Québec.

Environnement Canada s'en mêle

Interpellé par Radio-Canada, Environnement Canada souligne que la loi canadienne pourrait poser obstacle à cette décision.

« En vertu du Règlement sur les effluents des systèmes d'assainissement des eaux usées, Environnement Canada ne peut pas autoriser ce type de rejet d'eaux usées », écrit son porte-parole Mark Johnson.

« La Loi sur les pêches interdit les rejets non autorisés de substances nocives dans les eaux où vivent des poissons », poursuit M. Johnson, qui précise que son ministère est « en communication avec la Ville de Montréal en vue de recueillir des renseignements et d'évaluer les répercussions possibles d'un déversement ».

Les villes en aval se questionennent

« Nous ne sommes pas un champ d'épuration de la Ville de Montréal », déplore le maire de la Ville de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, dont la municipalité se trouve en aval de la métropole québécoise sur le fleuve Saint-Laurent. « On espérait que Montréal allait trouver une autre alternative, une solution plus écologique. »

Le maire Péloquin est déçu de la position du MEQ dans le dossier et s'étonne de cette décision.

 

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