Lance Stroll est dans le sud de la France pour y disputer le prochain Grand Prix, au circuit du Castellet. Deux semaines après avoir vécu de grosses émotions à Montréal.

Lance Stroll a apprécié son week-end montréalais, malgré son abandon au premier tour de la course.

« C'était un week-end électrique, a-t-il dit à la presse spécialisée, jeudi, dans le paddock du circuit Paul-Ricard. Tous ces gens dans les estrades, tous les drapeaux canadiens. J'en avais des frissons.

« Il y avait une super ambiance, c'était très agréable. C'est très spécial de courir à domicile, admet-il, et j'espère que je pourrai vivre ça encore l'an prochain. »

Concernant l'incident du premier tour qui l'a éliminé, il ne tient pas rigueur au pilote Toro Rosso Brendon Hartley, impliqué dans l'accrochage.

« C'est le premier tour, tout va très vite. Il serait trop facile pour moi, après coup, de juger sa manoeuvre, dit Stroll, réaliste. Ma voiture a glissé dans le virage no 5, et il était à ma gauche. Il y a eu contact. C'était un incident de course typique du premier tour. »

Un circuit trop artificiel

Le circuit Paul-Ricard dans le sud de la France, il le connaît. Il a gagné à cet endroit sa première course de la saison 2016 du championnat européen de F3.

« C'est vrai que j'y ai connu du succès en F3. Mais je suis pas un grand fan, admet-il volontiers. Il y a des zones de dégagement partout. C'est un peu artificiel. Et pour mon week-end de F3, ce n'était pas le même tracé que pour la F1. Je ne connais pas le premier secteur.

« On peut voir certaines similitudes avec le circuit de Barcelone, comme de grandes courbes rapides. C'est toujours intéressant de retourner sur un circuit où j'ai déjà roulé, et de voir comment je me débrouille dans une F1. »

Ce sera le grand retour du Grand Prix de France, sa 59e édition, depuis la saison inaugurale du Championnat du monde de F1 en 1950. Il a été présenté au circuit Paul-Ricard de 1970 à 1990 avant de déménager à Magny-Cours, dans la Nièvre, jusqu'en 2008.

Deux pilotes qui participent à la saison actuelle ont remporté le Grand Prix de France : Fernando Alonso en 2005 avec Renault et Kimi Raikkonen en 2007 avec Ferrari. C'était au circuit de Magny-Cours.

Autre spécificité de ce Grand Prix de France, c'est le premier d'une série de trois rendez-vous en trois semaines (avec l'Autriche et la Grande-Bretagne) : un marathon inédit en F1.

Le marathon de Williams

Les carences de la Williams FW41 ne laissent présager rien de bon pour ce marathon. De longues semaines à traverser avant de découvrir les modifications attendues pour le week-end du Grand Prix d'Allemagne le 20 juillet, au plus tôt.

En attendant, le mot d'ordre chez Williams est de faire « son possible ».

« J'essaie de me motiver chaque jour, en étant dans le présent, dans ma routine. La réalité n'est pas toujours celle qu'on souhaite. J'essaie de faire le moins d'erreurs possible. Je fais de mon mieux avec ce que j'ai », explique Stroll calmement sans se faire d'illusion sur les changements à venir.

« Voyons voir ce qui se passera. Je ne veux pas me projeter trop loin dans l'avenir. Si on peut faire des pas en avant avec de nouvelles pièces, alors ce sera bien, et on verra où ça nous mène », a-t-il conclu.

Les voitures entrent en piste vendredi, à 6 h (HAE), pour les premiers essais libres. La course commence dimanche à 10 h 10.

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