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Les agents du SPVM formés au nouveau pistolet électrique

Les agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) disposeront bientôt de 50 armes à impulsion électrique de deuxième génération.

Un texte de Louis de Belleval

La formation du personnel est amorcée et, à terme, plus de 525 agents seront en mesure d'utiliser ce type de pistolet.

Le SPVM estime ainsi se conformer à l'une des recommandations du rapport du coroner Luc Malouin sur la mort du sans-abri Alain Magloire, en février 2014.

Le coroner Malouin recommandait à la Ville d'augmenter le nombre de ces armes. Il estimait que la quantité de pistolets à impulsion électrique était insuffisante dans une ville comme Montréal, en particulier au centre-ville, où l'on trouve une concentration élevée de personnes ayant des problèmes de santé mentale.

Toujours selon ce rapport, en 2015 on comptait 75 pistolets Taser à Montréal, dont 33 seulement sur le terrain. Les autres étaient en réparation ou à l'armurerie. En comparaison, on en comptait 600 à Toronto, près de 400 à Ottawa, 200 à Vancouver, 168 à Calgary et 20 à Laval.

Des dizaines d'agents sont en formation pour faire en sorte que tous les postes de quartier du SPVM disposent d'une arme à impulsion électrique d'ici la fin de l'année.

Le maître-instructeur François Landreville estime que les policiers sont enthousiastes à l'idée de pouvoir utiliser cette arme pour éviter des pertes de vie. « Les gens qui nous arrivent ici en formation ont hâte de voir l'appareil, d'aller le tester sur le terrain. Au moins, avoir accès à l'appareil une fois rendu sur le terrain. »

Un moindre mal?

L'agent Nicolas Labrèche-Pietroniro a dû faire usage de son pistolet électrique l'an dernier. Selon lui, sans cet outil, son intervention se serait soldée par la mort d'un homme.

Les interventions auprès de personnes atteintes de maladie mentale se multiplient à Montréal, principalement au centre-ville. L'utilisation d'une arme à impulsion électrique, voire sa simple présence, pourrait éviter le recours à une force létale.

« Notre policier a seulement à montrer l'arc électrique de l'arme ou pointer le laser sur l'individu. Déjà, là, on atteint la modification du comportement de notre suspect », dit le responsable du dossier des armes à impulsion électrique au SPVM, Marc-André Dorion.

Le pistolet Taser est cependant une arme intermédiaire controversée, qui a déjà causé la mort.

Le recours à cette arme ne fait pas l'unanimité chez les groupes communautaires et les intervenants en santé mentale.

« N'eût été de la maladresse de certains policiers, probablement qu'Alain Magloire ne serait pas décédé », affirme Jean-François Plouffe, d'Action autonomie.

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