Dix-huit mois après leur nomination à la tête des Alouettes, on peut maintenant dire que c'est l'équipe de Kavis Reed qui est sur le terrain et celle Patrick Boivin dans les bureaux.

Un texte de Jean St-Onge

La saison 2017 a été l'une des pires de l’histoire des Alouettes avec seulement 3 victoires en 18 matchs. Dans les gradins, la grogne est devenue de plus en plus bruyante.

L’an dernier, Kavis Reed s’était contenté de quelques ajustements après l’embauche de Darian Durant au poste de quart et de Jovan Olafioye sur la ligne à l’attaque.

Cette année, il a donné un grand coup de balai. Il a choisi un nouvel entraîneur-chef et de nouveaux coordonnateurs dans les trois phases du jeu. Plus de la moitié des joueurs qui endosseront l’uniforme samedi soir à Vancouver n’étaient pas là quand la pénible saison 2017 a pris fin.

Patrick Boivin n’a peut-être pas apporté 50 % de changements à son équipe du centre-ville, mais les changements sont aussi importants.

Pour le jeune président, il était important que tous les employés comprennent ce que sont les Alouettes et qu’ils adhèrent à la philosophie de l’équipe.

Après trois saisons sans matchs éliminatoires, l’état-major a la lourde tâche de redonner de l’espoir aux partisans, de les garder dans les estrades et, si possible, d’aller chercher une nouvelle clientèle.

Patrick Boivin estime que 70 % de la tâche repose sur ceux qui portent les épaulières.

Pas besoin d'une vedette

Les Alouettes sont à la recherche d’un quart depuis la retraite d’Anthony Calvillo, mais c’est la venue du nouveau quart d’une autre équipe qui a semblé susciter le plus d’enthousiasme quand Johnny Manziel s’est amené avec les Tiger Cats d’Hamilton.

La rumeur veut que Kavis Reed ait tenté très fort de convaincre les Ti-Cats de lui céder les droits sur Manziel, mais qu’il n’y avait rien à faire.

Est-ce que la venue d’un gros nom est nécessaire pour stopper la glissade des Alouettes dans l’intérêt des Montréalais ?

Patrick Boivin croit que non.

C’est sans surprise que les Alouettes ont connu une baisse dans leurs abonnements de saison. Mais, il en reste tout de même 8500. Ce qui veut dire qu’il y a plus de 15 000 billets disponibles à chaque match.

Les Alouettes tentent donc de mettre l'accent sur l’expérience au stade pour amener de nouveaux partisans au stade.

Cette année, l’équipe dispute cinq de ses neuf matchs locaux le vendredi soir, tandis que le jeudi était la soirée de prédilection depuis quelques saisons.

« C’est de se rentrer et de s’ancrer dans l’ADN de Montréal qui est très événementiel. Ce qu’on veut avoir comme rôle, c’est d’avoir cinq vendredis soir où on lance la fin de semaine. Que les gens pensent à nous comme un réflexe d’événement social, que ce soit l’endroit à être avec ses amis. »

Mais, comme le dit le président, 70 % des succès de guichets dépendent de ce qui se passera sur le terrain.

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