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Les Alouettes et Jacques Chapdelaine renoueront avec les Lions

Les Alouettes de Montréal (1-1) tenteront de retrouver le sentier de la victoire en recevant, jeudi, les Lions de la Colombie-Britannique, une formation avec laquelle l'entraîneur-chef Jacques Chapdelaine a passé de nombreuses saisons.

Un texte de Michel Chabot

Le Québécois renouera alors son homologue Wally Buono, un homme avec qui il a longtemps collaboré. Chapdelaine a cependant refusé de dire que ces retrouvailles allaient être spéciales, concédant qu’il se retrouvera cependant en pays de connaissance.

« Tu connais un peu les joueurs et l’entraîneur, tu connais la façon dont ils vont attaquer certaines choses, se préparer et penser. Mais d’un côté émotif, il n’y a pas de différence entre cette équipe-là et une autre. »

Le pilote des Alouettes reconnaît par contre avoir appris énormément en travaillant avec Buono.

« Ce que j’ai retenu de Wally, dit Chapedelaine, c’est que le travail des unités spéciales devient le cœur de ton équipe. Et si elles jouent bien, le reste de ton équipe suivra. C’est la même chose avec les lignes défensive et offensive. »

Justement, à ce niveau, les Alouettes se débrouillent plutôt bien après deux matchs, mais les résultats sont moyens, comme le démontre leur fiche d’un gain et un échec.

« Sur les unités spéciales et en défense, nous sommes encore une équipe très menaçante cette année, soutient le centre Luc Brodeur-Jourdain. Dans plusieurs facettes défensives, nous sommes en 1re position. »

C’est le cas au niveau des points accordés, les Oiseaux affichant le chiffre 39 dans cette colonne. Par contre, l’attaque n’en a inscrit que 36.

Quand elle se retrouve en deçà de la ligne de 20 verges en zone ennemie, l’attaque montréalaise n’a réussi qu’un touché en 5 occasions. La cohésion n’est pas encore au rendez-vous.

« Cette semaine, nous nous sommes concentrés sur l’exécution plus que sur l’aspect physique du jeu, a révélé le quart-arrière Darian Durant. Nous devons nous assurer d’être mentalement prêts et de nous retrouver au bon endroit. »

« Juste d’avoir un nouveau quart-arrière qui travaille avec un nouveau groupe de receveurs ça prend du temps, ajoute Brodeur-Jourdain. De pouvoir bien placer le ballon avec un bon synchronisme, c’est ce qu’on travaille en pratique. Il y a énormément d’efforts faits par nos receveurs, je le constate tous les jours, mais il reste que ça prend du temps. »

« Je crois que nous sommes sur le point de débloquer, croit pour sa part le demi offensif Tyrell Sutton, auteur de 156 verges au sol, le 2e total du circuit. Nous en sommes encore à nous familiariser les uns avec les autres. Ce ne sera que notre troisième match. Nous nous mettrons en marche. »

La fierté de la ligne offensive

Les Alouettes avaient promis de mieux protéger leur quart cette saison et, jusqu’ici, Darian Durant n’a pas encore été plaqué derrière la ligne de mêlée. C’est la première fois depuis 2001 qu’une équipe de la Ligne canadienne n’accorde pas de sac à ses deux premiers matchs.

« Ces gars-là font un excellent travail, affirme Durant. Ils me gardent loin de la pression et s’assurent que je ne me fasse pas frapper. Mais je dois aussi me déplacer et compliquer la tâche des ailiers défensifs. Nous devons nous assurer de ne pas devenir prévisibles. »

Durant n’est pas satisfait des performances de son attaque, lui qui ne revendique que 399 verges de gains aériens en 2 rencontres.

Son vis-à-vis, jeudi, Jonathon Jennings, en compte 565 et il faudra s’en méfier.

« J.J. est un gars avec un bon bras et est un poison dans sa pochette, explique son ancien coéquipier, le demi défensif Ryan Phillips. Si tu le laisses prendre son rythme, il peut mettre le feu rapidement. Nous devons le calmer tôt dans le match et avoir à l’œil [Emmanuel] Arceneaux et [Bryan] Burnham, deux des meilleurs receveurs de passes de la ligue. »

Mency toujours sur le carreau

Le demi défensif Jonathon Mency, blessé la semaine dernière à Edmonton, prend du mieux, mais sera absent contre l’équipe de Vancouver.

« La commotion de Jonathan n’est pas très sérieuse, estime Chapdelaine. Le problème avec les commotions, tu ne sais pas combien de temps elle va durer. C’est pour ça qu’il se retrouve sur la liste des blessés pour six semaines. »

« Présentement, il se sent bien, mais pourrait se retrouver à l’entraînement et se sentir mal. Ce serait bien que notre ligue pense à une liste à part pour les joueurs qui ont des blessures à la tête. Elle permettrait d’avoir de la flexibilité pour que le joueur revienne plus vite ou moins vite. »

Cela dit, les Alouettes ont libéré trois joueurs, dont Jacob Ruby, leur choix de premier tour en 2015.

En plus de Ruby, les Alouettes se sont également séparés du demi défensif Willy Dorcin et du receveur de passes Deandre Reaves.

Ils ont par ailleurs ajouté un sixième quart à leur formation, soit l'ex-porte-couleurs de l'Université Tiffin Antonio Pipkins.

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