Les Alouettes de Montréal aimeraient bien mettre fin à leur longue traversée du désert. Lundi, ils affronteront les Eskimos d'Eskimos et ils aimeraient offrir à leurs partisans une victoire pour la fête de l'Action de grâce.

Une chose qu'on ne pourra pas reprocher aux Alouettes (3-11) dans cette saison de misère, c'est d'avoir abandonné.

Même si les performances ne sont pas au rendez-vous, tous les membres de l'organisation n'ont jamais cessé de croire en leurs chances de se qualifier en vue des séries.

« C'est certain qu'on y croit: mathématiquement, nous sommes encore là, a noté le garde Kristian Matte. La saison n'est pas finie, on ne va jamais lâcher. Il faut sortir prêt, exécuter le plan de match. (...) Nous sommes une équipe avec beaucoup de talent, mais on ne l'a pas beaucoup démontré cette année. On ne peut plus attendre. C'est le temps d'y aller. »

L'entraîneur des porteurs de ballon André Bolduc abonde dans le même sens. Selon lui, les joueurs sont des professionnels qui continuent à donner leur 100% malgré la situation.

D'ailleurs, les Eskimos (7-6) connaissent aussi une bien vilaine séquence, avec six revers d'affilée, eux qui avaient pourtant amorcé la saison avec sept gains de suite.

« En regardant tous les films, je me demande pourquoi cette équipe n'est pas 12-2, a fait valoir l'entraîneur-chef Kavis Reed. Ils sont super compétents en attaque et extrêmement bien dirigés en défense. Leur ligne défensive est exceptionnelle.

« C'est difficile de trouver une faiblesse dans cette équipe, malgré tout, ils connaissent cette horrible séquence, a ajouté celui qui n'a toujours pas goûté à la victoire depuis qu'il a remplacé Jacques Chapdelaine. Je m'attends à ce qu'on joue un très bon match contre une très bonne équipe. »

C'est d'autant plus surprenant que les Eskimos comptent sur le quart ayant amassé le plus de verges par la passe cette saison dans le circuit Ambrosie: Mike Reilly a complété 341 des 490 passes pour 4260 verges de gains et 22 touchés, contre 11 interceptions.

Sa cible préférée est Brandon Zylstra, avec 75 réceptions pour 1134 verges de gains, le deuxième plus haut total du circuit.

La défense des Eskimos est aussi pugnace. La formation de l'Alberta vient au troisième rang de la LCF pour les verges accordées et les pressions sur le quart adverse, en plus de venir au quatrième rang pour les sacs.

« Je ne crois pas qu'il y ait un gars en particulier qu'on puisse attaquer, a indiqué le quart Drew Willy, qui amorcera un deuxième match consécutif. Ils ont une ligne défensive très forte. Leur tertiaire est aussi très bien. Même si on étudie des films toute la semaine, on est certain qu'ils auront quelque chose de spécial pour nous. »

Tout comme les Alouettes, les Eskimos tenteront de profiter des déboires de leurs adversaires pour retrouver le chemin de la victoire.

Leur récente glissade les a fait chuter jusqu'au quatrième rang dans l'Ouest, à égalité avec les Roughriders de la Saskatchewan, et deux points seulement devant les Lions de la Colombie-Britannique.

Bien que la faiblesse des clubs de l'Est permettra sûrement à une quatrième équipe de l'Ouest de se frayer un chemin en éliminatoires, les Eskimos souhaitent assurément éviter le croisement et l'éreintant voyage qu'il impose.

Si cette rencontre s'annonce difficile sur le terrain, elle pourrait aussi l'être dans les estrades. Après avoir attiré plus de 22 500 spectateurs à son dernier match, les Alouettes auront fort à faire pour convaincre leurs partisans d'assister à cette rencontre, tout comme celle du 22 octobre, la dernière de la saison au stade Percival-Molson.

« Je suis d'accord: on en doit à nos partisans, a admis le centre-arrière Jean-Christophe Beaulieu. Je veux qu'on marque 50 points, pas qu'on en donne 50. Je veux que les partisans restent pendant quatre quarts, pas pendant deux quarts et demi. Ça m'affecte, je trouve ça 'plate', mais je comprends nos partisans, qui ne l'ont pas eu facile depuis quatre ans. Il y a eu l'ère Calvillo, mais il serait temps qu'on se retrousse les manches et qu'on ramène la victoire.

« L'intérêt a diminué parce qu'on ne gagne pas. Si on gagne, ils vont revenir. Malgré tout, ils sont toujours là. On a eu près de 23 000 personnes à notre dernier match alors qu'on est en pleine série de défaites. »

« Nos partisans sont incroyables, a pour sa part déclaré Reed. La façon dont ils nous ont suivis au cours des dernières années, c'est remarquable. On veut leur donner un bon match, beaucoup de points, mais de notre côté du tableau.

« On veut absolument leur donner deux bons derniers matchs. Voire même trois », a-t-il ajouté, en parlant d'un hypothétique match éliminatoire.

L'équipe aura fort à faire pour souhaiter présenter un troisième match à domicile. En attendant, elle aura la visite des Eskimos lundi, à 14 h, avant d'accueillir les Tiger-Cats de Hamilton le 22 octobre, après avoir bénéficié de leur dernier congé de la saison.

La formation montréalaise complètera sa saison avec deux matchs sur les pelouses adverses, le 27 octobre en Saskatchewan et le 3 novembre à Hamilton.

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