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Les anciens employés d'Aveos sollicitent l'appui de tous les syndiqués québécois

Les membres de l'Association des anciens travailleurs des centres de révision d'Air Canada (AATCRAC), qui sont les ex-employés d'Aveos, demandent à tous les syndiqués du Québec de les appuyer dans leur bataille juridique contre Québec, Ottawa et Air Canada.

Un texte de Maxime Bertrand

Le 4 avril dernier, l'AATCRAC a déposé une action collective contre Air Canada et les gouvernements du Canada et du Québec.

L'Association reproche au gouvernement du Québec d'avoir abandonné sa cause contre Air Canada dans le dossier d'Aveos, en échange de 45 appareils C Series de Bombardier.

L'Association dénonce également l'intention du gouvernement libéral de Justin Trudeau d'éliminer l'obligation d'Air Canada de réparer sa flotte de 400 avions au pays, par son projet de loi C-10 qui modifie la Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada. Le projet de loi est passé à la phase de la troisième et dernière lecture à la Chambre des communes.

Selon le syndicat des machinistes, le projet de loi C-10 avalise la fermeture d'Aveos qui avait entraîné la mise à pied de 2600 travailleurs (dont 1800 à Montréal) en 2012.

Le maintien des activités d'entretien dans la région de Montréal, à Mississauga et à Winnipeg était l'une des conditions imposées à Air Canada lors de sa privatisation en 1989.

Appel à la solidarité

Dans une lettre envoyée aux différents syndicats, l'AATCRAC fait appel à la solidarité des travailleurs.

« Sachez que cette bataille n'est pas seulement la nôtre, mais aussi celle de tous les travailleurs du Canada et du Québec qui subiront un jour ou l'autre les répercussions de ces mauvaises décisions », affirme Gilbert McMullen, président de l'Association des anciens travailleurs des centres de révision d'Air Canada.

L'AATCRAC invite les travailleurs à donner 300 $ par année afin de soutenir l'Association.

« Vous le savez sans doute, le financement sera le nerf de la guerre dans ce combat. Nous nous battons contre une corporation et deux gouvernements dont les ressources financières sont illimitées », plaide Gilbert McMullen.

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