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Les artistes à suivre au 32e Festival international Nuits d’Afrique

Après les Francos et le jazz, comme le veut la tradition depuis plusieurs étés, Montréal accueille les sonorités latino-caribéennes et africaines. À compter de mardi, l'éclectisme sera une nouvelle fois de mise à Nuits d'Afrique, comme le prouve notre sélection d'artistes à ne pas manquer cette année.

Sabry Mosbah

10 juillet au théâtre Fairmount, à 20 h

Voici un nouveau venu sur la scène musicale qui rend la Tunisie fière. Avec sa voix émouvante, Sabry Mosbah fait honneur à ses origines, comme le montre son premier album Asly (qui signifie « mes racines ») où ses chansons en dialecte tunisien respirent la nostalgie, le folklore et l’histoire de son pays. Il marche sur les traces de son père, Slah Mosbah, célèbre chanteur traditionnel au Maghreb.

Femi Kuti and The Positive Force

12 juillet au MTelus, à 20 h 30

Résolument optimiste et prônant la paix, Femi Kuti sera chargé, avec son groupe, de lancer officiellement le Festival. Pour le chanteur et saxophoniste nigérian, fils de la légende afrobeat Fela Kuti, il s’agit aussi de présenter son nouvel opus, le dansant One People One World, sorti en février. La première partie sera assurée par le Burkinabé Bonsa, accompagné de son koanni (guitare bissa traditionnelle).

Meklit

13 juillet au théâtre Fairmount, à 20 h 30

La chanteuse à la magnifique voix, née en Éthiopie, revient au festival pour enchanter les spectateurs de Nuits d’Afrique. Meklit interprétera notamment les titres de son plus récent album éthiojazz, When The People Move The Music Moves Too, son opus le plus proche de ses racines africaines.

The Skatalites

17 juillet sur la scène TD – Radio-Canada, au Quartier des spectacles, à 21 h 30 (gratuit)

Quand on parle de ska, le nom du célèbre groupe jamaïcain revient invariablement dans les conversations. Depuis son apparition dans les années 60, et malgré une rupture de quelque 20 ans, il ne cesse de ravir les amateurs du genre. Même si certains membres fondateurs ont quitté la formation ces dernières années, ce sont tout de même des légendes vivantes qui vont faire danser les festivaliers montréalais.

Flavia Coelho

18 juillet sur la scène TD – Radio-Canada, au Quartier des spectacles, à 21 h 30 (gratuit)

Envie de bouger, voire de planer sur de la musique légère et sensuelle? L’univers métissé (bossa-nova, reggae et samba, entre autres) de la Brésilienne constitue une bonne solution. La native de Rio de Janeiro, aujourd’hui résidente parisienne, a derrière elle trois albums où émerge chaque fois une joie de vivre bienvenue. Flavia Coelho sera également aux côtés de Zal Sissokho et de Sérgio Pererê pour le spectacle du collectif Alkebulan, présenté au Lion d’or (payant), le 17 juillet.

Tété

19 juillet au théâtre Fairmount, à 20 h

Le grand public l’a découvert au début des années 2000 avec le très beau titre À la faveur de l’automne. Depuis, le chanteur français, né au Sénégal, continue son bout de chemin, sa guitare en bandoulière. Son blues folk nostalgique reste sa marque de fabrique, comme le rappellent les pièces de l'album Les chroniques de Pierrot Lunaire, sorti en 2016.

AfrotroniX

20 juillet au Ministère, à 21 h

Le chanteur et guitariste Caleb Rimtobaye sera l’un des plus beaux représentants de Montréal durant ce festival. Le natif du Tchad sera en spectacle lors de la soirée Future Tribe. Avec son personnage AfrotroniX, c’est tout l’univers afrofuturiste qui prend place, où l’électro se mêle à des musiques traditionnelles africaines. Il s'agit d'une autre manière pour l’artiste de montrer l’énorme potentiel de la jeunesse du continent, fière de ses racines, mais résolument tournée vers l’avenir, tel qu’il l’avait expliqué dans une récente entrevue à l’émission On dira ce qu’on voudra.

HK

21 juillet sur la scène TD – Radio-Canada, au Quartier des spectacles, à 21 h 40 (gratuit)

Sa poésie porteuse de messages sociaux, où se mélangent différents styles musicaux (pop, reggae, musique du monde…), a fait la réputation de Kaddour Hadadi. Le dernier album de l'artiste, L'empire de papier (2017), sera au menu du spectacle de l’auteur-compositeur-interprète français d’origine algérienne, ancien du groupe Ministère des affaires populaires et fondateur de la formation HK et les Saltimbanks.

Boogát

22 juillet sur la scène TD – Radio-Canada, au Quartier des spectacles, à 20 h (gratuit)

Autre représentant québécois présent à Nuits d’Afrique, d’origine latine cette fois (Mexique et Paraguay), Boogát (Daniel Russo Garrido) débarque avec son hip-hop auquel se greffent le reggaeton, la cumbia, la salsa ou l’électro, le tout chanté en espagnol. C’est après avoir passé un an au Mexique qu’il est revenu au Québec avec son dernier album, San Cristóbal Baile Inn, composé de chansons propices à l’évasion, mais chargées de messages politiques (notamment concernant l’immigration).

Sékouba Bambino

22 juillet sur la scène TD – Radio-Canada, au Quartier des spectacles, à 21 h 30 (gratuit)

Juste après le hip-hop version latino de Boogát, c’est l’esprit de l’Afrique de l’Ouest et de la musique mandingue qui prendra place sur la même scène. Le griot (conteur) Sékouba Bambino fera entendre sa voix puissante au service de fascinants chants venus de cette Guinée à laquelle il doit tant. L’histoire veut que la carrière du chanteur ait été lancée grâce à sa rencontre avec le président Sékou Touré lui-même à la fin des années 70, alors qu’il n’était qu’un adolescent.

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