Les Carabins de l'Université de Montréal ne s'enflent pas la tête avec leur statut de favori. Ils s'apprêtent à affronter leurs rivaux de l'Université Laval samedi, sur le terrain de l'ennemi.

L'entraîneur-chef de l'équipe, Danny Maciocia, a avoué d'emblée que le statut de favori ne changeait rien du tout. « J'ai perdu deux Coupes Grey et on était les favoris. J'ai gagné deux Coupes Grey et on ne l'était pas. C'est quand tu embarques sur le terrain que tu as une chance. »

En 2014, les Carabins ont mis fin à une domination de 11 ans du Rouge et Or de l'Université Laval. Les Bleus ont remporté le match de la Coupe Dunsmore (finale de la ligue québécoise), en route vers la consécration en finale de la Coupe Vanier (championnat canadien). 

« Je pense qu'année après année, une fois que tu t'y rends, tu veux y retourner, mais on n'a pas le choix de s'y prendre un match à la fois », a nuancé le porteur de ballon vétéran Sean Thomas Erlington.

Les Carabins ont répété l'exploit contre Laval l'année suivante. Un placement bloqué sur le dernier jeu du match leur a permis de se sauver une fois de plus avec la Coupe Dunsmore et d'aller défendre leur titre en finale du championnat canadien. Cette fois-ci, par contre, ce sont les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique qui ont soulevé la Coupe Vanier grâce à un placement de 20 verges au dernier jeu du match. 

Chaque jour est une compétition

La philosophie de Danny Maciocia est simple. « Dans la vie, il faut continuer de compétitionner, parce que quand tu embarques sur le marché du travail, c'est la seule façon de survivre. »

« Notre force, c'est notre éthique de travail et le fait qu'on soit à 100 %, parce que l'on compétitionne chaque jour », a déclaré le secondeur Alex Cromer-Émond.

C'est un peu pour ça, à trois jours de leur premier match de la saison, que Maciocia n'a pas encore annoncé le nom du quart-arrière partant, entre Samuel Caron, Éric Parr, Pierre-Luc Varhegyi et Gabriel Archambault.

Leur ancien joueur vedette à ce poste, Gabriel Cousineau, a d'ailleurs obtenu un poste d'entraîneur avec l'équipe cette année. Quant à Hugo Henderson, longtemps considéré comme le successeur logique de Cousineau, il a décidé de prendre une pause du football pour des raisons personnelles.

« On a quatre quarts-arrière qui ont bien performé et je suis convaincu qu'on peut gagner avec les quatre. On est très à l'aise avec celui qui va être partant à Québec », a affirmé l'entraîneur-chef. 

Dans la même veine, le receveur Régis Cibasu n'a aucun doute. « Je fais confiance à tous mes quarts-arrière, peu importe qui va être là. »

Laval, une équipe renouvelée

Danny Maciocia et les joueurs questionnés sont sans équivoque. Ils adorent tous jouer à Québec et aiment commencer leur saison en force.

« On est habitué, ça fait trois ans d'affilée qu'on commence notre saison à Québec. Moi, j'adore le calendrier et le fait qu'on soit sur la route la première semaine, à Québec. Si j'avais le choix, je jouerais contre eux chaque semaine. Il y a toujours une ambiance incroyable autour de ce match-là. J'espère, qu'un jour, le circuit au complet soit comme ça, qu'on puisse vivre cette ambiance-là chaque semaine », a déclaré Maciocia.

« On sait que c'est une très bonne équipe, de l'autre côte de la 20 », a affirmé sans détour Cromer-Émond. 

Le Rouge et Or de l'Université Laval aura une formation renouvelée lorsqu'il foulera le terrain du PEPS. Plusieurs de leurs partants ont fini leur carrière universitaire.

Pour les Carabins, le renouvellement du Rouge et Or ne signifie donc pas un changement de stratégie, ni une occasion de les sous-estimer. 

« On doit voir leur attaque et leur défense comme une unité. On ne doit pas les voir joueur par joueur », a déclaré Sean Thomas Erlington.

Selon les joueurs, le défi des Carabins sera soit de bien commencer le match ou soit de bien le finir. Une chose est sûre. « La clé, c'est de s'améliorer chaque semaine », a conclu le maestro des Carabins Danny Maciocia. 

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