La logique a été respectée samedi au CEPSUM. Les Carabins de l'Université de Montréal sont demeurés invaincus dans leur château fort à la suite d'une victoire sans équivoque de 42-20 contre les Stingers de l'Université Concordia en demi-finales des éliminatoires.

Un texte de Félix St-Aubin

Sans surprise, les Bleus seront d’office à la Coupe Dunsmore samedi prochain, disputée au PEPS de l’Université Laval. Il s’agira d’une cinquième présence d’affilée en finale du bal automnal du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), une cinquième face au Rouge et Or.

Les Stingers, conscients de l’ampleur de la commande, ont tenté tant bien que mal de surprendre les locaux et les tenir sur un pied d’alerte en lançant les hostilités avec un botté court.

Cette stratégie a d’ailleurs également été utilisée dans l’autre demi-finale québécoise par le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke. Dans les deux cas, le résultat escompté n’a pas été atteint.

Les Carabins se sont construit une avance insurmontable grâce à une sélection de jeux diversifiée. Si le quart initial était sans artifice, le suivant a donné lieu à des touchés spectaculaires.

Le receveur Guillaume Paquet a d’abord trompé la défense des Stingers à l’aide d’une portée de 31 verges qui a pris fin dans la zone des buts. Son homologue Louis-Mathieu Normandin a par la suite saisi une passe de Caron et a conclu sa course 63 verges plus loin, à l’intérieur du territoire payant.

« Nous avons connu de bons moments dans ce match et nous allons assurément pouvoir bâtir là-dessus en vue de la finale, a assuré l’instructeur Danny Maciocia. Nous avons encore des ajustements à faire, mais nous avons pu établir notre jeu au sol rapidement et compter sur une attaque équilibrée. C’était du football typique du mois de novembre. »

Un changement salutaire

La tertiaire des Bleus ne s’est pas présentée sous son meilleur jour au premier acte. Par trois fois, un ailier éloigné des Stingers a offert une situation largement favorable au quart-arrière Adam Vance en s’installant derrière les demis défensifs.

Deux des trois relais de Vance ont trouvé preneur, dont l’un d’entre eux a résulté d’un touché de Jarryd Taylor, sur 42 verges. Deux jeux plus tôt, la même distance était couverte par Sam Nadon.

Maciocia a rapidement modifié ses schémas afin de placer ses ouailles dans un environnement optimal.

« C’est une couverture qu’on a implantée cette semaine. Je ne me sentais pas tout à fait à l’aise, les joueurs l’ont mal jouée sur le touché, a-t-il avoué. On a mis fin à cette couverture après ce jeu-là et on est retournés à d’autres choses qu’on savait que nos gars étaient plus à l’aise. »

Outre cette séquence peu envieuse, les membres de la tertiaire ont somme toute affiché bonne mine. L’absence du pivot vedette Trenton Miller, inactif et attendu pour un quatrième affrontement de suite, s’est de nouveau fait ressentir.

Le demi défensif Jordan Perrin a couronné ce retour en force avec une interception aux dépens de Vance qu’il a ramenée d’un bout à l’autre du terrain tard au troisième quart pour sceller l’issue du duel.

Le receveur Régis Cibasu a ajouté la cerise sur le sundae lorsqu’il a capté l’offrande de Caron avec les pieds bien ancrés en terre promise.

« C’est sûr qu’il faut encore travailler, on a eu des hauts et des bas encore une fois, mais on travaille là-dessus et on s’en va dans la bonne direction », a précisé Caron, auteur de trois majeurs, dont un au sol, et victime de deux interceptions.

Le quart de cinquième et dernière année dans le RSEQ a prolongé à six sa série de matchs avec au moins un larcin. Durant cette séquence, il a lancé une dizaine d’interceptions contre six passes de touché.

Rimpel neutralisé

Le front défensif du coordonnateur Paul-Eddy Saint-Vilien a relevé le défi de stopper le meilleur porteur de ballon du circuit universitaire québécois, Jean-Guy Rimpel, plutôt silencieux dans le champ arrière de Concordia.

Celui qui a maintenu une moyenne astronomique de 101,1 verges par rencontre durant la campagne, à mille lieues de son plus proche poursuivant Christopher Amoah (49,7 verges par match), a été grandement limité dans ses déplacements.

Rimpel n’a parcouru que 43 verges dans la défaite, son plus bas total depuis que le rideau a été hissé sur la saison le 25 août (42 verges en 14 courses) contre les mêmes rivaux. Sa meilleure portée a franchi six verges.

« Ils savaient qu’on allait courir. Dans ce temps-là, quand tu es prévisible, c’est vraiment dur de gagner des matchs, surtout contre une équipe comme les Carabins, a analysé Rimpel.

« Le coordonnateur défensif est vraiment bon. Ce qui est difficile contre eux, c’est qu’ils n’arrêtent pas de bouger sur la ligne. C’est la seule équipe qui joue comme ça. Pour nos bloqueurs, c’est très dur d’identifier qui doit aller où. […] Je pense que c’est la meilleure défense du RSEQ. »

À titre indicatif, Rimpel avait amassé un minimum de 70 verges lors de chacune des 6 autres confrontations du calendrier.

Le demi offensif a certes signé deux touchés, sur une et deux verges, mais ceux-ci ont été enregistrés dans le quart ultime, lorsque l’écart était de quatre possessions.

« On s’est préparés toute la semaine pour l’arrêter, on savait qu’il allait faire quelques courses et on voulait le limiter. Il fallait savoir où il se retrouvait sur le terrain », a indiqué le joueur de ligne défensive Jonathan Boissonneault-Glaou.

« On savait que le match se déciderait avec leur porteur de ballon et leur ligne à l’attaque, a mentionné Maciocia, fort satisfait de la performance de son unité. La bataille de la ligne de mêlée, on l’a gagnée des deux côtés. »

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