Le transfert des Gaiters de l'Université Bishop's au Sport universitaire atlantique (SUA) a entraîné quelques modifications au calendrier du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ). Du lot, un défi d'envergure se dresse devant les cinq institutions du circuit québécois.

Un texte de Félix St-Aubin

Les joueurs ne jouiront que de très peu d'occasions pour se faire valoir durant le camp d'entraînement, tandis que les instructeurs auront tôt fait de créer leur formation avant l'amorce de la saison. Une situation inhabituelle pour l'entraîneur-chef des Carabins de l'Université de Montréal (UdeM), Danny Maciocia.

Ce sont effectivement 92 athlètes qui se sont présentés au Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CEPSUM) le vendredi 11 août pour le lancement des hostilités. Quinze jours, 11 entraînements et un match préparatoire plus tard, l'équipe aura pris forme et rendra visite aux Stingers de l'Université Concordia.

Si la saison morte s'est déroulée à la vitesse grand V avec les recrutements 2017 et 2018, le camp printanier, les activités d'équipe, les campagnes de financement et la préparation en vue de la campagne qui est à nos portes, l'élaboration de la prochaine édition des Carabins le sera tout autant.

« C'est tout nouveau pour moi. Ça fait sept ans que je suis ici, habituellement on a toujours trois semaines et un duel présaison, [mais] cette année on a deux semaines et un match hors-concours. On ne peut pas être aussi patients qu'on l'était dans le passé, il faut [rapidement] aller chercher les fameuses réponses à nos questions concernant la profondeur », a expliqué Maciocia.

« Il faut se préparer pour le [premier] match [de la saison] six jours après la rencontre [préparatoire] contre Toronto [...] C'est certain que ça change un petit peu la préparation [...] notre approche, la façon que l'on pratique et quand on porte les épaulettes ou pas », a-t-il enchaîné.

Maciocia ne s'en cache pas, il a été forcé de remanier quelque peu les différents cahiers de jeux, que ce soit en attaque, en défense ou pour les unités spéciales, afin de s'adapter à cette nouvelle réalité. Le pilote montréalais est cependant ravi de pouvoir profiter d'une première semaine de repos après la confrontation inaugurale à l'Université Concordia.

« Cette semaine-là sera une extension de notre camp d'entraînement, a admis le champion des coupes Grey et Vanier. Ce qu'on n'a pas été en mesure de faire pendant le camp d'entraînement, eh bien on espère le récupérer durant la semaine de congés. »

Une présence apaisante

Le retour de nombreux vétérans aguerris, dont le quart-arrière Samuel Caron en tête de liste, adoucira vraisemblablement cette transition vers un camp d'entraînement condensé.

« J'essaie d'y aller au jour le jour, donc j'écoute ce que les entraîneurs me disent. On rentre un petit peu plus de jeux par jour, et les jeunes sont bons, vraiment prêts et dans leurs livres. Ça ne nous ralentit pas du tout et je pense qu'on va réussir à faire quelque chose de pas pire », a confié celui qui disputera sa dernière saison universitaire.

Pour son ultime tour de piste, Caron aura de nouveau l'occasion de distribuer le ballon à un arsenal de receveurs fort bien garni, composé de Régis Cibasu, Louis-Mathieu Normandin et Guillaume Paquet.

Le CEPSUM sera le théâtre de l'unique affrontement préparatoire des Carabins cette année. Ils accueilleront les Varsity Blues de l'Université de Toronto, une formation du circuit des Sports universitaires de l'Ontario (OUA), samedi sur le coup de 13 h (HAE).

Les Bleus se mesureront ensuite à chacune des autres équipes du RSEQ à deux reprises au cours du calendrier, une première depuis que les Carabins ont réactivé leur programme de football en 2002.

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