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Les commerçants de cigarettes électroniques vont contester la loi

Une nouvelle association qui regroupe des vendeurs de cigarettes électroniques va contester la constitutionnalité des restrictions que leur impose Québec. L'Association québécoise des vapoteries a déposé ce matin devant la Cour supérieure une demande pour faire invalider la Loi visant à renforcer la lutte contre le tabagisme.

Un reportage de René Saint-Louis

La loi qui a été adoptée l'automne dernier par le gouvernement Couillard fait en sorte que la cigarette électronique, et les liquides qui vont dedans, sont considérés comme des produits du tabac et donc soumis aux mêmes restrictions.

Les vendeurs de cigarettes électroniques estiment que la nouvelle loi rate son objectif légitime, qui est de réduire la consommation des produits du tabac.

Dans un communiqué de presse, l'Association québécoise des vapoteries écrit que la loi nuit aux personnes qui essaient de réduire ou d'arrêter leur consommation de produits toxiques du tabac.

Le procureur de l'association tentera de convaincre le tribunal que c'était à Ottawa, et non à Québec, d'interdire toute forme d'inhalation, donc de vapotage, dans les commerces, puisque cela relève du droit criminel et est donc exclusivement de compétence fédérale.

La présidente de l'Association québécoise des vapoteries, Valérie Gallant, estime aussi que la loi brime la liberté d'expression. « Personnellement, moi, Valérie Gallant, sur ma page personnelle Facebook, je n'ai pas le droit de publier des articles de journaux, des études ou quoi que ce soit qui a rapport à la cigarette électronique. Donc nous, c'est beaucoup le droit d'expression, le droit commercial », a-t-elle déploré.

L'Association dit représenter la moitié des commerces spécialisés de cigarette électronique de la province.

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