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Les demandeurs d’asile seront prévenus des tactiques des propriétaires malhonnêtes

L'organisme qui accompagne les demandeurs d'asile s'installant à Montréal les informera dorénavant du processus de location d'un logement. Il espère éviter ainsi de les voir se faire arnaquer par des propriétaires peu scrupuleux.

Le Programme régional d’accueil et d’intégration des demandeurs d’asile (PRAIDA) a pris cette décision à la suite de la publication d’un article de La Presse au sujet du propriétaire d'une quinzaine d'immeubles des quartiers Côte-des-Neiges et Rosemont qui aurait profité de la méconnaissance des règles en vigueur de certains nouveaux arrivants.

D’après les témoignages recueillis par le quotidien et que Radio-Canada n'a pas corroborés, ce propriétaire aurait exigé des dépôts de sécurité exorbitants simplement pour visiter un logement, réclamé le paiement de loyers en argent comptant, sans reçus, ou encore loué des appartements insalubres, sans chauffage, parfois beaucoup plus petits que ce qu’il aurait laissé croire, en refusant de les faire visiter.

Francine Dupuis, directrice adjointe du PRAIDA, explique en entrevue à Gravel le matin qu’il est à sa connaissance nouveau que les demandeurs d’asile soient ainsi ciblés. « On n’en avait jamais entendu parler dans le passé », reconnaît-elle, disant espérer qu’il ne s’agit pas d’un phénomène généralisé. « On n’avait pas un point particulier pour leur dire : "Écoutez, il y a des gens peut-être malhonnêtes qui pourraient vous approcher". »

Pourtant, déjà l'été dernier, des informations faisaient état de propriétaires de logements qui avaient profité de l'arrivée à Montréal de centaines de migrants pour en arnaquer quelques-uns. Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion du Québec s’était dit préoccupé par la situation.

Quoi qu'il en soit, le PRAIDA s'est engagé à prendre des mesures dès cette semaine.

« Toutes les nouvelles personnes qui vont être en contact avec PRAIDA, on va leur donner des informations détaillées sur le processus de location d’un logement », promet Mme Dupuis.

« On va leur dire : "Premièrement, vous ne donnez jamais d’argent à qui que ce soit. Vous ne signez jamais un bail sans avoir vu l’appartement, sans être d’accord pour louer cet appartement-là et non pas un autre. Vous vérifiez l’adresse sur le bail. Et c’est comme ça que vous devez procéder" », explique-t-elle.

Le rôle du PRAIDA en est un de prévention. Il revient donc à la Régie du logement et à la police d’intervenir en aval.

Selon La Presse, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a d’ailleurs entamé des vérifications sur les tactiques particulières auxquelles le propriétaire mentionné dans La Presse pourrait avoir eu recours.

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