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Les deux solitudes dans Quebec My Country Mon Pays, présenté aux RIDM

Quebec My Country Mon Pays, le film personnel du réalisateur canadien John Walker, fait partie de la programmation des prochaines Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM).

Le festival du documentaire, qui en est à sa 19année, présentera du 10 au 20 novembre une sélection composée de 128 films, provenant de 35 pays.

Dans ce film, le documentariste originaire de Montréal se confie et aborde sa relation complexe avec « la Belle Province » et ses deux solitudes. Il se penche notamment sur l'exode des anglophones du Québec. Voici la bande-annonce du film (en anglais) :

(Source : Viméo/JohnWalker)

Dans la compétition nationale, les 10 films canadiens nous amènent du Nunavik au Kurdistan, en passant par la Grèce, et racontent les histoires surréalistes d'hommes et de femmes.

Premier film du réalisateur Zaynê Ayol, Gulîstan, terre de roses offre une immersion privilégiée au sein d'une troupe de guérilleros kurdes qui combattent le groupe armé État islamique, de l'entraînement en groupe à la confession en privée.

Tourné dans le nord du Québec, Chez les géants, d'Aude Leroux-Lévesque et Sébastien Rist, nous transporte dans une communauté inuite aux côtés de deux jeunes amoureux, Paulusie et Nikuusi. Le résultat est le récit sincère du quotidien de jeunes Autochtones et de leur parcours complexe.

Après deux ans de tournage en Grèce, Sylvain L'Espérance présente Combat au bout de la nuit, un film de 4 h 45 qui traite de la complexe situation de la Grèce, depuis ses problèmes financiers jusqu'à la crise des réfugiés.

Chelsea McMullan présente pour sa part une histoire de famille peu conventionnelle dans son film Michael Shannon Michael Shannon John. Lorsque leur père meurt dans une embuscade aux Philippines, Shannon et son frère Michael fouillent son passé et découvrent qu'ils ont un demi-frère et une demi-sœur en Thaïlande, nommés Michael et Shannon également.

En compétition internationale, Manuel de libération, du photographe et cinéaste Alexander Kuznetov, se déroule entre les murs d'un hôpital psychiatrique en Sibérie, où deux jeunes femmes, Yulia et Katia, sont internées depuis leurs 18 ans, âge auquel elles ont dû quitter l'orphelinat. Privées de tous leurs droits par la loi, elles tentent de quitter les lieux et de recouvrer leur liberté.

(Source : Viméo/NourFilms)

Le film d'ouverture, Fuocoammare, par-delà Lampedusa, a été tourné sur la petite île italienne de Lampedusa, destination de centaines de réfugiés. Le réalisateur Gianfranco Rosi y a suivi le quotidien d'un jeune homme et des marins qui vont à l'aide des bateaux à la dérive. Le résultat singulier et les enjeux actuels qu'il soulève lui a valu le prix de l'Ours d'or au dernier Festival de film de Berlin.

En clôture, le film canadien Un journaliste au front, de Santiago Bertolino, qui nous a donné Carré rouge sur fond noir en 2013, met en vedette le journaliste pigiste Jesse Rosenfeld, qui couvre des zones à risque au Moyen-Orient. Entre l'Égypte, Israël, la Palestine et l'Irak, le quotidien du journaliste indépendant illustre de multiples enjeux du métier dans l'ère de l'information en continu. Le film est produit et distribué par l'Office national du film (ONF).

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