La technologie des drones est de plus en plus omniprésente. Elle a même donné naissance à un nouveau sport de compétition. Samedi, on présentait à Montréal une course où la vitesse et l'agilité de ces engins étaient à l'honneur.

Un texte de Michel Marsolais

Au stade Percival-Molson de Montréal, des drones colorés, pouvant atteindre plus de 100 km/h, louvoient et se bagarrent dans des virages serrés.

Derrière un filet protecteur, les pilotes dirigent leur appareil grâce à des lunettes branchées à la caméra du drone. Ils viennent de divers coins du Canada et même des États-Unis. Les gagnants se qualifieront pour une finale à Hawaï.

« On est vraiment comme un pilote d'avion de chasse. C'est super passionnant, super prenant. Ça demande beaucoup de temps parce qu'on touche à tout. C'est un peu comparable à la F1 ou aux pilotes de rallye. C'est-à-dire qu'on doit être très bon pilote et, d'autre part, on doit bien connaître nos machines. Nous les réglons, nous les montons, nous les construisons », dit le pilote Mister Nouveau, adepte de cette nouvelle activité.

Fait à noter, les épreuves du genre se multiplient un peu partout.

« Ça fait deux ans que je travaille dans les drones. Puis, cette année, ça a vraiment explosé. L'an passé, on avait des événements avec 10 à 30 personnes. Dernièrement, on fait des événements où il y a de 700 à 1500 personnes qui viennent juste pour voir les courses », dit Jason Mainella, organisateur de l'événement.

« Je fais des courses de drones tous les mois. Il y a des gens qui viennent de Québec, de Trois-Rivières quand on fait des événements. Donc, ça commence à être pas mal en expansion au Québec », ajoute Patrick Bonenfant, qui dirige l'équipe Lozeau.

Certains comparent ces courses à celles de la NASCAR puisque les accidents y sont nombreux.

Drones récréatifs et commerciaux

On compte au pays des milliers de pilotes de drones récréatifs qui sont soumis à relativement peu de contraintes.

Il y a aussi environ 200 entreprises qui en font une activité commerciale et qui doivent se conformer à plusieurs règlements. Les pilotes doivent alors suivre des cours dans des écoles de pilotage spécialisées, comme KoptR Image.

« L'opération de drones est quelque chose qui est très réglementé par Transports Canada. C'est important de bien mettre en place les différents trucs, les assurances et ces permis de vol qui s'appellent des certificats d'opérations aériennes spécialisées. Donc, notre école, on offre vraiment toute la formation professionnelle », explique Charles Vidal de KoptR Image. Cette entreprise a déjà formé plus d'une centaine de pilotes.

Malgré tout, les incidents impliquant des drones restent nombreux. Dernièrement, à Beloeil, en Montérégie, une dame a été blessée par un drone piloté par une télévision communautaire. Aux États-Unis, on s'est aussi inquiété d'un drone qui s'est écrasé sur le terrain de la Maison-Blanche.

On craint ce que des terroristes pourraient faire de ces appareils que d'autres sociétés, comme Amazon, veulent utiliser pour livrer des colis.

Les drones posent aussi de nouveaux défis pour la protection de la vie privée, car il est facile de filmer les gens à leur insu.

Les drones qui volent illégalement sont passibles d'amendes pouvant aller jusqu'à 25 000 $. Mais la multiplication des drones rend l'application des règlements difficile.

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