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Les écoles privées montréalaises en tête du palmarès des écoles secondaires

Cinq écoles privées de Montréal obtiennent une note parfaite dans le Bulletin des écoles secondaires du Québec 2017, publié samedi par l'Institut Fraser.

Le Collège Jean-de-Brébeuf, le Collège Jean-Eudes, le Collège Sainte-Anne de Lachine, l’École Pasteur et le Collège Sainte-Marcelline se partagent la première position de ce palmarès qui analyse les performances de 455 écoles secondaires publiques et privées à travers la province.

Le palmarès, qui n’est pas sans rappeler celui qu’a tenu pendant des années le magazine L’actualité, note les écoles selon cinq indicateurs, dont les résultats aux épreuves du ministère dans les matières de base, le taux d’échec à ces mêmes épreuves et l’écart entre les résultats des garçons et ceux des filles.

Écoles publiques aussi au palmarès

L’Institut Fraser observe qu’un plus grand nombre d’écoles secondaires québécoises améliorent leur résultat que d’écoles qui perdent des plumes. En effet, 57 écoles grimpent dans le classement, contre 46 qui baissent.

« Aucun type d’école ni aucune ville n’a le monopole de l’amélioration. Divers types d’établissements de tout le Québec qui desservent des étudiants possédant différentes caractéristiques personnelles ont trouvé le moyen de s’améliorer année après année », souligne le directeur des études sur la performance des écoles à l’Institut Fraser, Peter Cowley, dans un communiqué.

Trois écoles publiques font partie des 10 premières institutions au classement, soit le Collège Saint-Louis, à Montréal, ainsi que les deux écoles d’éducation internationale de Laval et McMasterville.

Cinq écoles publiques ferment la marche de ce palmarès, avec des notes de 1,8 sur 10 à 0 sur 10. Il s’agit de l’École Perspectives II, à Montréal, de l’École des Chutes, à Rawdon, de l’École Chomedey – de Maisonneuve, à Montréal, de la Phœnix Alternative High School de Laval et enfin de l’École du Tournant, à Saint-Constant, qui clôt le classement.

Des élèves triés sur le volet

« Ça crée des comparaisons sur des bases étonnantes », estime la doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM, Monique Brodeur, en entrevue à ICI RDI.

« On compare des oranges et des pommes, [parce qu’il y a] des écoles qui choisissent leurs élèves, et d’autres qui ne les choisissent pas, dit-elle. C’est comme si vous étiez capitaine d’une équipe de hockey et que vous pouviez choisir vos équipiers. »

L’Institut Fraser estime que son Bulletin constitue un « outil précieux » qui permet aux parents de comparer les écoles de leur voisinage et de faire un choix éclairé lorsque vient le temps d’inscrire leur progéniture au secondaire.

Des critères pour s'améliorer

L’Institut ajoute que son Bulletin offre aux écoles la possibilité de s’améliorer en ciblant les critères précis qui méritent une amélioration. Enfin, il offre une vue historique permettant de voir dans quelle mesure l’école s’améliore ou pas. Les données accessibles remontent à 2012.

Il cite en exemple sept écoles de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, dans la région de Saint-Jérôme, qui ont amélioré leurs notations au cours des dernières années.

« On ignore pourquoi tant d’écoles de cette commission scolaire s’améliorent, mais ce devrait être une priorité pour le ministère de l’Éducation d’en trouver la raison afin d’appliquer les leçons apprises ailleurs dans la province », écrit Peter Cowley, de l’Institut.

Mme Brodeur, qui connaît bien le dossier, estime qu’il y a eu une « mise en œuvre de pratiques appuyées par les connaissances issues de la recherche scientifique » au sein de cette commission scolaire, notamment parce que le directeur général adjoint menait au cours des dernières années des études doctorales sur le sujet.

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