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Les employés de CIBL déçus après leur rencontre avec le C. A.

Les employés de CIBL, mis à pied vendredi dernier en raison de la situation financière de la radio montréalaise, se disent déçus après leur rencontre lundi avec le conseil d'administration, mais déterminés à sauver leur station.

La rencontre n’a permis d’entrevoir aucun signe encourageant pour le moment.

M. Poirier-Malo, qui ne cache pas son inquiétude, se dit toutefois « réjoui par l’élan de mobilisation » pour sauver la station.

La situation de CIBL pourrait s’expliquer par différents facteurs, dont la crise qui secoue les médias en général et qui n’épargne pas les radios communautaires. Celles-ci font face à une importante baisse de revenus qu’elles peinent à compenser par les revenus publicitaires, qui ont migré vers le web.

Même si les employés veulent revenir rapidement en ondes, le président du conseil d'administration, Thierry Holdrinet, entend prendre le temps qu'il faudra pour ne pas se retrouver à la case départ.

En soirée lundi, les membres du conseil d’administration ont créé un comité de relance qui doit proposer des solutions concrètes pour permettre à CIBL de reprendre son envol.

Mobilisation des employés

Dans une lettre publiée lundi, le groupe formé de 13 employés de CIBL écrit : « Face à notre mise à pied soudaine, nous, employé(e)s de la station, nous mobilisons pour la sauver. Il s’agit d’une occasion parfaite pour réaffirmer sa mission et provoquer une implication historique. »

Affirmant dans leur lettre que « CIBL ne fermera pas », les employés assurent qu’ils se serreront les coudes « pour assurer la pérennité de la station ». Ils ajoutent : « CIBL aura bientôt 38 ans et nous sommes plus fiers et solidaires que jamais ».

Selon les auteurs de la lettre, de nombreux soutiens se sont déjà manifestés depuis l’annonce de la fermeture de la station de la part de membres, mais aussi d’auditeurs de CIBL.

Ils rappellent au public qu'il est possible de devenir membre de CIBL, de s'impliquer comme bénévole, de participer au rayonnement de la station sur les réseaux sociaux et de soutenir les éventuelles opérations de financement qui seront déployées.

Dans le message de mise à pied transmis aux employés vendredi dernier, le conseil d'administration de la station de radio communautaire soutient qu’il lui est financièrement impossible de poursuivre ses activités.

Ouverte en 1980, CIBL a été un tremplin pour un grand nombre de journalistes, d’animateurs, de comédiens et de personnalités politiques, dont Rock et Belles Oreilles, Marie-France Bazzo, Line Beauchamp, Bruno Blanchet, Alain Brunet, Jean-René Dufort, Catherine Ethier, Pascal Forget, Monique Giroux, Philippe Laguë, Marc-André Lussier, Mononc' Serge, Philippe Papineau, Catherine Pogonat et Philippe Renaud.

Établie dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve jusqu’en 2012, la station de radio a ensuite déménagé dans le Quartier des spectacles, au centre-ville de Montréal. Une décision qui aurait alourdi les charges financières de la station de radio.

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