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Les employés de la Ville se sentent trahis, dit le président du syndicat des pompiers

Le président de l'Association des pompiers de Montréal n'est pas surpris du taux élevé d'absentéisme des cols bleus et, dans une moindre mesure, des pompiers, et en rend responsable l'administration Coderre.

« Ce n'est pas directement, simplement et seulement lié au maire Coderre, il y a beaucoup d'éléments qui entrent là-dedans, précise Ronald Martin. Il y a l'arrivée de M. Marcoux [le directeur général de la Ville, Alain Marcoux] aussi. Il a déjà été directeur général de la Ville de Québec et le climat de travail était extrêmement pourri. »

Bien qu'il n'ait pas les chiffres en main - il les a demandés, mais il n'a pas encore pu les obtenir de la Ville - il se doutait des résultats.

« On avait quand même des signaux qui nous provenaient du terrain comme quoi toutes les problématiques de relations de travail qu'il y a présentement avec la Ville et avec d'autres applications, avec le gouvernement, font en sorte que ça a un effet quand même », a affirmé Ronald Martin à Radio-Canada.

« Nous avions une moyenne de 3,6 % en juin 2015 et elle est passée à 4,19 % au 31 mars 2016 », explique-t-il, tout en démentant qu'il puisse s'agir de moyens de pression des pompiers opposés à la réforme des régimes de retraite des employés municipaux.

« Le monde ne s'absente pas pour faire un moyen de pression », dit-il, convenant tout de même que les troupes sont démotivées. « On sent présentement que les employés ne sont pas valorisés » par leur employeur, explique M. Martin.

Le président du syndicat des pompiers souligne que ses hommes sont motivés à donner le service aux citoyens, mais qu'« ils ne se sentent pas reconnus à juste titre par la Ville de Montréal ».

M. Martin estime que le départ à la retraite de nombreux pompiers d'expérience en raison de la réforme du régime de retraite a démobilisé plusieurs de ses membres. « On l'avait dit que c'était pour provoquer des départs et beaucoup de questionnement de la part de l'implication et de la motivation au niveau des troupes. »

Des documents obtenus par Radio-Canada démontrent que le taux d'absentéisme pour maladie des employés de la Ville de Montréal a augmenté au cours de l'année 2015 et des premiers mois de 2016. Des statistiques qui contrastent avec l'objectif que s'était donné l'administration Coderre, soit de diminuer ce taux d'absentéisme.

Au 30 juin 2015, le taux d'absentéisme pour maladie pour l'ensemble des employés était de 5,7 %. Il a atteint 5,93 % pour les trois premiers mois de 2016, frôlant même 10 % chez les cols bleus.

Selon Statistique Canada, au Québec, le taux moyen d'absentéisme lié aux maladies et invalidités était plutôt de 3,9 % en 2015.

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