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Les fantômes de Plekanec, la rédemption de Radulov

Alexander Radulov a failli entraîner son équipe vers le fond en fin de deuxième période. Le Russe l'a finalement sauvée de la noyade en prolongation.

Alors que les Rangers avaient inscrit deux buts rapides pour prendre les devants 3-2, Radulov a été puni pour bâton élevé à 1 :13 de la fin du deuxième engagement.

Claude Julien bouillait derrière le banc tricolore. Le Russe a finalement préparé le but égalisateur de Tomas Plekanec à 17 secondes de la fin du match, avant de compléter le travail en fin de quatrième période.

« C’est le genre de punition que tu dois éviter. D’un autre côté, il l’a réalisé, s’est repris et a joué tout un match. Trois points, le but gagnant. Quand un joueur se reprend de cette façon, ça démontre son caractère et son désir de gagner », s’est exclamé Claude Julien.

Plekanec, pour sa part, affichait la forme des beaux jours. Voilà un joueur qui n’avait pas marqué à ses 12 derniers matchs éliminatoires.

Le Tchèque a semé l’hystérie dans le Centre Bell avec ce filet in extremis.

« On bataillait sur le bord de la bande, d’un coin à l’autre. On a gagné ces batailles, on y arrivait pas avant, on les perdait toutes. On en a parlé entre les périodes. Là, j’ai reçu la passe de Galchenyuk, je voulais mettre (la rondelle) devant le filet, peut-être que quelqu’un pourrait la faire dévier. Pleky a fait tout un travail pour la rediriger. C’était spécial », a décrit en long et en large Radulov.

« C’était immense pour nous, on a joué désespérés toute la période et je pense qu’on méritait d’égaliser et d’aller en prolongation », a estimé Plekanec.

« Ses coéquipiers le voient faire des sacrifices, jouer contre les meilleurs trios la plupart des soirs et de ses présences. Et il les contient vraiment bien. Ce n’est peut-être pas la job que tu apprécies le plus, mais il en tire de la fierté et il le fait bien. De le voir récompensé, ça fait du bien et je suis sûr que ses coéquipiers pensent la même chose », a expliqué l’entraîneur-chef, plus loquace.

Le Russe de 30 ans termine sa soirée de travail avec trois points (1 but, deux passes), six tirs sur les 58 dirigés sur Henrik Lundqvist, et sept mises en échec.

Plekanec a récolté un but et une passe en plus de remporter 63 % de ses mises au jeu.

Le Canadien a évité de peine et de misère le cauchemar de 2014, dernier affrontement entre les deux formations, lorsqu’il s’était envolé vers l’île de Manhattan en retard 0-2 dans la série. On connaît la fin de l’histoire.

Des Rangers déconfits

On ne pavoisait pas dans le vestiaire du CH, se gardant bien de s’extasier trop pour une série qui, après tout, est égale.

À l’inverse, les Rangers avaient de la difficulté à cacher leur déception et les mines étaient bien basses dans le vestiaire des visiteurs.

Les New-Yorkais touchaient presque à cette avance concrète avant que leur monde chavire.

« C'est dur, c'est dur, a avoué Lundqvist qui a repoussé 54 rondelles dans le match. Dur début de match aussi avec mon bâton brisé sur le premier but. On a fait de gros jeux pour avoir la chance de gagner. Ils ont bien fait pour garder la rondelle dans notre zone et ça nous a fait mal. Ils ont travaillé fort pour se créer des occasions. C'est dur de concéder la victoire dans de telles circonstances. On doit se regrouper et se préparer pour le Madison Square Garden. »

« Ça importe peu mes arrêts, a enchaîné le portier, visiblement dépité. On a perdu le match. Je voulais juste donner une chance de gagner à mon équipe. Le vent a souvent tourné ce soir. On a eu de bons passages et eux aussi. On s'attendait à une série dure. »

« C'est du hockey des séries. Faut apprendre et faire confiance au groupe. C’est 1-1, on s'en va chez nous. On se concentre sur le match 3. J'ai confiance en nous. C’est le premier qui se rend à 4 », a analysé le capitaine Ryan McDonagh.

Alain Vigneault a assuré que cette déception ne tracasserait pas son club bien longtemps.

« On va prendre quelques heures pour être tristes et déçus et on va rejouer. C'est ça les séries. Henrik a joué un grand match. »

« On ne se souviendra plus du but égalisateur quand la rondelle va être remise au jeu. »

On le saura dès 19 h (HAE) dimanche, à l’occasion du match no 3.

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