Un programme qui vise à développer des compétences en entrepreneuriat social et en technologie chez les jeunes filles de 10 à 18 ans est en train de faire sa marque à Montréal.

Un texte de Maxime Bertrand

Technovation Montréal a pour but de réduire le fossé entre les hommes et les femmes dans le domaine des technologies. Le programme est offert gratuitement à toutes les participantes, permettant ainsi d'en démocratiser l'accès. Près de 10 000 jeunes filles de 78 pays ont participé à cette initiative lancée aux États-Unis en 2009.

Elles sont jeunes et douées. Elles veulent conquérir le monde avec leurs nouvelles applications. 25 jeunes filles qui fréquentent des établissements privés et publics de Montréal sont actuellement inscrites au programme Technovation Montréal.

Réparties en équipes, elles consacrent une fin de semaine par mois à la création de leur entreprise et au développement de leur première application mobile.

L'équipe du Pensionnat du Saint-Nom-de Marie veut créer une application qui servira à enseigner les notions de base de l'économie aux jeunes.

Tout près, leur mentore, la femme d'affaires Valérie Forget supervise les travaux.

Briser les barrières

Il y a la dimension découverte du milieu des affaires, mais il y a surtout l'incursion de ces jeunes filles dans un univers où elles sont peu présentes.

« L'idée, c'est vraiment de pouvoir encourager ces jeunes filles à voir que, oui, une carrière dans le milieu technologique, c'est aussi possible pour elles », souligne Vanessa Cherenfant, directrice Expérience client chez GSOFT et organisatrice du programme Technovation Montréal.

Pour aider les jeunes filles à foncer, Technovation Montréal met à leur disposition des mentores, des femmes qui oeuvrent dans le milieu des technologies, dans des entreprises telles que Ubisoft, Apple, EY, GSOFT, notamment.

Ambre Lizurey est mentore et travaille chez Ubisoft.

À la fin de leur parcours, les jeunes filles auront la possibilité de soumettre leur projet à un concours international aux États-Unis. L'an dernier, deux Québécoises figuraient parmi les finalistes qui se sont rendues à San Francisco. Leur application a été sélectionnée parmi 790 projets soumis.

Au-delà de la réussite en affaires, cette nouvelle génération s'est donné pour mission de faire tomber les barrières et de revendiquer le droit d'exceller dans des domaines traditionnellement masculins. Ce que Alice Lafrenière résume ainsi :

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