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Les ingénieurs de Montréal suspendent leur grève

Dans l'espoir de convaincre l'administration municipale d'en arriver à « une entente raisonnable », les ingénieurs et autres professionnels syndiqués de la Ville de Montréal suspendent la grève qu'ils avaient entamée au début de la semaine.

La pause entrera en vigueur en fin d'après-midi, vendredi.

Mais les 440 ingénieurs, chimistes, arpenteurs-géomètres et autres membres du Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal (SPSPEM) préviennent qu'ils reprendront leur grève advenant que l'administration Coderre « s'entête à maintenir des demandes injustifiées », comme l'affirme le syndicat dans un communiqué.

Le SPSPEM dit avoir une nouvelle proposition à présenter à la Ville. « Nous sommes prêts à continuer à mettre des efforts à la table des négociations, notre priorité est de minimiser les impacts pour les Montréalais, mais la Ville devra faire un pas dans notre direction également », affirme le syndicat.

Le contrat de travail des membres du SPSPEM est échu depuis décembre 2010.

De son côté, l'administration de la Ville affirme qu'elle participera à une séance de conciliation mercredi prochain avec le Syndicat. Cette séance se tiendra en présence d'un médiateur-conciliateur, nommé par le ministère du Travail.

En impromptu de presse vendredi, le maire de Montréal a réitéré son souhait d'en arriver à une entente négociée. « On avait fait des offres qu'on croit qui étaient correctes », dit Denis Coderre. 

Le maire Coderre conclut qu'avec la reprise du travail des membres du SPSPEM, les activités normales reprendront sur les chantiers dès mardi. Denis Coderre estime que cette grève de 4 jours a perturbé 28 chantiers sur un total de 54.

« Des demandes déraisonnables »

Les syndiqués affirment que l'administration Coderre veut réduire de 9 % leur rémunération globale, en plus d'une réduction de plus de 12 millions de dollars des sommes forfaitaires qui leur sont consenties.

Lundi dernier, le président du syndicat, André Émond, affirmait qu'il aurait accepté une réduction de 5 %. « Mais on n'a pas été capable de s'entendre, disait-il alors. Les demandes de l'administration étaient trop fortes, déraisonnables. Et ça, malgré le fait qu'on a démontré, chiffres à l'appui, que notre rémunération n'était pas supérieure au marché. »

Avec les informations de Benoît Chapdelaine

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