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Les inondations ont laissé des marques, physiques et mentales

Les inondations printanières ont provoqué des ennuis de santé mentale chez 67 % des résidents de la région de Montréal qui en ont été victimes, tandis qu'une proportion de 35 % des ménages touchés a vécu des problèmes de santé physique.

Ces conclusions figurent parmi les résultats d'une enquête sur la santé publiée mardi par le directeur de santé publique de Montréal, Richard Massé.

Les victimes d'ennuis de santé mentale ont éprouvé des problèmes d'anxiété, de perturbation du sommeil ou des troubles de concentration depuis les inondations, selon l'enquête. La proportion est passée à 74 % pour les personnes ayant été contraintes d’évacuer leur domicile.

Les sinistrés sont proportionnellement près de cinq fois plus nombreux à considérer leur état de santé mentale passable ou mauvais comparativement à la population montréalaise générale.

Le docteur Massé croit que les soucis financiers peuvent contribuer aux problèmes d'anxiété chez les sinistrés, d'autant plus que 75 % des répondants n'étaient pas assurés pour les inondations.

D'autre part, 35 % des ménages touchés par la crue des eaux rapportent des problèmes de santé physique, surtout de la toux, des irritations et des difficultés respiratoires.

Richard Massé impute cette situation aux moisissures qui se développent rapidement dans les maisons après les inondations.

La direction de la santé publique prévoit une deuxième collecte de données dans quelques mois pour suivre l'évolution de l'état de santé des ménages victimes des inondations.

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