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Les Jeux à Radio-Canada : extrait du livre numérique Richard Garneau : la voix du stade

Pour la première fois en 1976 à Montréal, Radio-Canada consacre l'entièreté de sa programmation à la diffusion des Olympiques avec 15 heures de couverture quotidienne.

(Extraits du livre numérique Richard Garneau : la voix du stade - un demi-siècle d'histoires olympiques)

Rédaction et recherche d'Olivier Paradis-Lemieux

Pendant les 14 jours de compétitions, la couverture des Jeux ne s'interrompt que pour les téléjournaux, un format devenu en bonne partie la norme aujourd'hui. Seize ans plus tôt, lors de la première diffusion des Olympiques à la télévision canadienne en 1960, les Jeux de Rome n'avaient obtenu qu'une demi-heure de résumés quotidiens, en fin de soirée.

Ainsi, de 8 h 30 à minuit et demi, Radio-Canada présente 11 heures de reportages en direct, 3 résumés des épreuves ainsi que le magazine Appelez-moi Lise, animé par Lise Payette, en formule olympique.

Téléchargez le livre numérique Richard Garneau la voix du stade : Un demi-siècle d'histoire olympiques

La tâche cruciale de décrire les cérémonies d'ouverture et de fermeture est confiée à Richard Garneau, pendant qu'en studio, René Lecavalier agit comme chef d'antenne pour une équipe formée, en tout, de 12 commentateurs et de 24 analystes. Comme l'athlétisme ne commence que le 23 juillet, Richard Garneau doit toutefois attendre près d'une semaine avant de décrire ses épreuves favorites dans le Stade olympique, et il commente, dans la première semaine, le water-polo.

Derrière les caméras, les 27 réalisateurs s'assurent de livrer à la planète les meilleures images des compétitions, appuyés par un impressionnant personnel technique.

Diffuser pour le monde entier

Dès l'octroi des Jeux à Montréal, les services français et anglais de Radio-Canada s'étaient penchés sur la tâche colossale qu'ils allaient accomplir pendant deux semaines en juillet 1976 : être le diffuseur hôte des Jeux olympiques. En 1973, Radio-Canada crée l'Organisme de radio-télévision des Olympiques (ORTO), dont la mission sera d'offrir au monde entier les images en provenance des différents sites de compétition pendant les Jeux.

Extrait du livre Richard Garneau : la voix du stade - un demi-siècle d'histoires olympiques © Radio-CanadaPhoto : Extrait du livre Richard Garneau : la voix du stade - un demi-siècle d'histoires olympiques © Radio-Canada

ABC s'arroge en janvier 1973 les droits télévisés exclusifs pour les États-Unis pour une somme de 25 millions de dollars, soit le double reçu quatre ans plus tôt par Munich pour le territoire américain.

Les diffuseurs du reste du monde font front commun contre le COJO et le CIO. Les négociations amorcées après la signature du contrat avec ABC pour les États-Unis piétinent pendant plus de deux ans. Finalement, après avoir menacé de boycotter les Jeux, les parties s'entendent en septembre 1975 sur un montant global de 9,5 millions de dollars, moins de la moitié de ce que les Américains, seuls, ont payé. Grâce à ses ententes et à celle avec CBC/Radio-Canada, le budget de 50 millions de dollars accordé à l'ORTO sera respecté.

Montréal 1976

Aux différents diffuseurs, l'ORTO offre, entre autres, 12 studios de télévision, 28 cars de reportage, 152 caméras couleur et 639 emplacements pour les commentateurs sur les 24 lieux de compétitions.

L'ORTO innove aussi en inventant l'auto-caméra, qui permettra de suivre le marathon comme la course sur route de cyclisme sur l'ensemble de leur parcours.

Extrait du livre Richard Garneau : la voix du stade - un demi-siècle d'histoires olympiques © Radio-CanadaPhoto : Extrait du livre Richard Garneau : la voix du stade - un demi-siècle d'histoires olympiques © Radio-Canada

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