Retour

Les joueurs de l'Impact prêts pour l'épreuve du Stade olympique

Si Didier Drogba déteste le gazon synthétique au point de ne pas y mettre les pieds, ses coéquipiers de l'Impact devront se soumettre à une dure épreuve sur la surface du Stade olympique, samedi, contre les Red Bulls de New York.

Un texte de Jean-François Poirier

« Ce ne sont vraiment pas les conditions idéales, assure le défenseur Hassoun Camara. Cette situation a été mise en lumière par Drogba. C'est difficile pour les joueurs, mais il faut faire avec. »

Mercredi à l'entraînement, Ignacio Piatti, grande vedette du match à Vancouver, n'a pas participé aux séances de jeux simulés. Par mesure préventive, il s'est contenté de quelques pas de course autour du terrain. Ses partenaires n'ont pas manqué d'ardeur au travail sur la surface maudite où chaque glissade fait plus mal que sur la pelouse.

« Nous sommes des professionnels, je n'ai aucune hésitation à accomplir ma tâche, même si je sais que je vais ressentir de la douleur si je glisse, affirme Camara. J'y pense surtout sous les jets d'eau chaude, dans la douche. »

L'Impact disputera ses deux premiers matchs à domicile loin de la douce surface du stade Saputo. L'organisation montréalaise espère attirer environ 30 000 spectateurs pour ce match d'ouverture locale contre une équipe dirigée par le premier entraîneur de l'histoire de l'Impact en MLS, Jesse Marsch.

« C'est quelqu'un qui traite tous les joueurs de la même façon, s'est souvenu l'entraîneur-chef Mauro Biello, adjoint de Marsh durant son unique saison à Montréal. C'est l'une de ses forces, J'ai retenu de son passage ici qu'il fallait toujours être honnête avec les joueurs. Il fait du bon travail à New York. »

En février, les Red Bulls ont infligé un revers de 5-0 à l'Impact lors d'un match préparatoire, en Floride, mais le personnel d'entraîneurs accorde peu d'importance à ce résultat. New York a été battu 2-0 par le Toronto FC à son premier match à la maison dimanche pendant que l'Impact savourait une première victoire à Vancouver (3 à 2).

« Il ne faut pas se reposer, soutient Camara à quelques jours de cet affrontement contre la meilleure équipe en saison en 2015. Le plus dur est à venir. Il va falloir dicter le jeu contre une équipe qui va se regrouper. Je pense que le match de samedi sera plus dur qu'à Vancouver. »

La présence de l'attaquant Johan Venegas dans la formation contre les Red Bulls demeure incertaine. Le Costaricain a poussé la machine à fond durant l'entraînement, mais il ressent encore de la douleur à la cheville. 

La bonne impression de Lucas Ontivero

La dernière trouvaille de l'Impact originaire de l'Argentine s'appelle Lucas Ontivero. Le milieu de terrain, prêté au onze montréalais par le club turc Galatasaray, ne fait pas dans la demi-mesure. Utilisé pendant une soixantaine de minutes contre les Whitecaps, Ontivero a vécu un baptême en MLS à la hauteur des attentes de la direction.

« Il a raté deux semaines d'entraînement et il n'est pas habitué à la surface artificielle, a expliqué l'entraîneur Biello. Nous avons vu son dynamisme et ce qu'il peut apporter à notre équipe. Il est explosif, mais ça va prendre du temps. Il aura besoin d'une période d'adaptation. Lorsqu'il aura trouvé son rythme, il sera dangereux. »

Parti à la découverte de la MLS, l'Argentin de 21 ans soutient avoir trouvé ce qu'il voulait à Montréal.

« Je cherche à me faire un nom dans une ligue comme la MLS, a dit Ontivero. Je mise sur la continuité et je veux accumuler les minutes de jeu. C'est ce qu'il y a de plus important à mes yeux. »

Ontivero, qui a souffert de crampes durant le match à Vancouver, attribue son malaise à un manque de préparation.

« Il faut que je travaille plus fort sur le plan physique. Mais je dois aussi tenir compte que je n'étais pas habitué à ce type de surface. »

Papa Piatti

Les yeux de Lucas Ontivero s'illuminent lorsqu'il commente le soutien de son compatriote argentin Ignacio Piatti.

« Nacho m'a traité comme son fils. Pendant une semaine, il m'a accueilli chez lui avec Victor (Cabrera) durant le séjour de l'équipe à Montréal en février. Mais mon adoption a pris fin à l'arrivée de sa famille en mars », a dit en souriant le plus petit joueur de l'équipe (1 m 68 ).

« Je pense qu'il y a plusieurs équipes de la MLS qui s'arment de joueurs avec ce profil. Il nous en fallait un aussi. C'est très difficile de lui enlever le ballon. Il sera une arme véritable lorsque nous aurons Drogba, car il va créer de l'espace en attirant plusieurs joueurs autour de lui. »

Hassoun Camara invite enfin les partisans de l'Impact à venir encourager l'équipe au Stade olympique.

« Ils ont attendu longtemps le retour du soccer. Après le froid et beaucoup de hockey, j'espère qu'il y aura une bonne foule au stade. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine