Les mains de Brendan Gallagher étaient magiques cette saison. Jusqu'à ce qu'une rondelle vienne tout changer.

Un texte de Diane sauvé

L'ailier droit comptait déjà 9 buts et 10 passes et avait obtenu au moins 1 point dans sept matchs de suite.

Brendan Gallagher a été opéré lundi pour deux doigts de la main gauche fracturés en bloquant un tir de Johnny Boychuk, des Islanders de New York, la veille.

La durée de son absence est indéterminée. Ce qu'on sait, toutefois, c'est qu'il faudra un temps de guérison et de réadaptation.

Une blessure qui n'est pas sans rappeler celle du défenseur Victor Hedman, du Lightning de Tampa Bay, en octobre 2014. Il avait lui aussi reçu une rondelle sur la main et subi une fracture au doigt qui a nécessité une opération.

Résultat : une absence de six semaines pour Hedman. Tout comme pour Brett Connolly, des Bruins de Boston. L'équipe avait annoncé qu'il serait absent six semaines pour une fracture déplacée à l'index droit en mars dernier.

Le plomb de Boychuk dimanche n'a donné aucune chance à Gallagher.

Mais l'orthopédiste Jacques Toueg, associé à l'Armada de Blainville-Boisbriand de la LHJMQ, remarque une hausse des traumatismes aux mains chez les joueurs juniors depuis six ou sept ans.

« Des blessures que l'on ne voyait pas aussi souvent », explique le Dr Toueg. Pourquoi? À cause, entre autres, de la taille des gants, selon le spécialiste.

Les gants se sont transformés au cours des années. Ils sont plus courts, plus légers et plus maniables. Ce qu'apprécient les joueurs. Il y a moins de cuir utilisé pour les recouvrir et plus de matériaux synthétiques. Sauf que les joueurs semblent en payer le prix.

« Les gants sont minimalistes, rajoute Jacques Toueg. J'ai même vu des fractures sur de simples cinglages. »

Il faudra peut-être revenir en arrière. Au nom de la magie.

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