Retour

Les maires des grandes villes demandent plus de flexibilité dans l'attribution des fonds gouvernementaux

Le caucus des maires des grandes villes canadiennes souhaite que le gouvernement Trudeau impose moins de conditions pour l'attribution des fonds fédéraux pour les projets d'infrastructures municipales, comme le transport public.
Au total, plus de 1500 maires et représentants municipaux sont réunis à Winnipeg pour le congrès annuel de la Fédération canadienne des municipalités (FCM).

Les priorités fédérales-municipales, comme l'engagement du fédéral à investir dans les infrastructures et les logements abordables, sont à l'ordre du jour de la conférence qui se déroule du 2 au 5 juin dans la capitale manitobaine.

11 milliards de dollars pour les municipalités

En mars, lors de la présentation du budget fédéral, le ministre des Finances, Bill Morneau, avait annoncé une enveloppe de 11 milliards de dollars à destination des municipalités canadiennes pour financer des projets d'infrastructure à court terme. Une autre enveloppe de 49 milliards est allouée à des projets à plus long terme.
Le financement à court terme prévoit notamment 3 milliards pour les systèmes de transport rapide sur les trois prochaines années. Actuellement, pour être éligibles, les projets doivent être complétés d'ici 2018.

Or, cette condition disqualifie la Winnipeg Transit, dont la seconde phase du projet de transport en commun rapide dans le sud-ouest de la ville, qui est estimée à 587 millions de dollars, ne sera pas terminée avant 2020.

Les maires, celui de Winnipeg en tête, demandent plus de flexibilité à Ottawa en ce qui concerne les règles d'attribution des fonds du gouvernement pour les infrastructures. Ils espèrent qu'Ottawa ne va pas imposer de contraintes de temps trop draconiennes sur les projets à court terme.

« Nous essayons de mieux comprendre à quel point ces règlements sont rigides et quelle est notre marge de manoeuvre », a déclaré le maire de Winnipeg Brian Bowman.

Partenariat avec les Premières Nations

Les délégués ont discuté aussi de partenariats avec les communautés autochtones lors d'une rencontre avec le chef national de l'Assemblée des Premières Nations Perry Bellegarde. C'est d'ailleurs la première fois que le représentant de l'Assemblée des Premières Nations et le caucus des maires des grandes villes canadiennes se retrouvent assis à la même table.

Par ailleurs, le maire de Winnipeg Brian Bowman, qui est Métis, préside le groupe de travail responsable de coordonner la mise en oeuvre des recommandations de la Commission de vérité et réconciliation au niveau municipal.

Le maire d'Edmonton, Don Iveson, qui préside le caucus des maires des grandes villes canadiennes, a tenu à rappeler que les Autochtones et les non-Autochtones avaient une cause commune.

Il a ajouté que l'amélioration des conditions de logement dans les villes était indispensable pour permettre à la population autochtone qui vit hors des réserves de prospérer.

De son côté, Perry Bellegarde, le chef national de l'Assemblée des Premières Nations, estime qu'Ottawa doit développer des stratégies à la fois dans les réserves, mais aussi hors des réserves pour inclure les Autochtones.

« Il faut que l'on commence à parler de la transférabilité des services et des programmes, de la transférabilité des droits aussi en se concentrant sur la question du logement qui est en haut des priorités tant dans les réserves que hors des réserves », a-t-il souligné.

Le premier ministre Justin Trudeau sera à Winnipeg dès vendredi pour participer aux discussions.

Suivez les journalistes Pierre Verriere et François Cormier, en direct de l'événement

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine