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Les méthodes d'espionnage du syndicat des cols bleus dénoncées

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec), dénonce vivement les méthodes d'espionnage utilisées par la direction du syndicat des cols bleus de Montréal, qui avait posé des appareils de localisation sur les véhicules de deux représentants syndicaux, afin de surveiller leurs allées et venues.

Le SCFP-Québec, auquel les cols bleus sont affiliés, désapprouve ces pratiques. Cependant, son directeur, Marc Ranger, ne demande pas directement la démission de la présidente du syndicat des cols bleus, Chantal Racette, qui a été désavouée samedi.

On dénonce un employeur qui fait des gestes comme ça, parce que c'est illégal. On ne peut pas faire de la surveillance d'individus à leur insu.

Marc Ranger, directeur du SCFP-Québec

L'un des cols bleus visés par l'enquête du syndicat, Claude Sauvé, a porté plainte à la police et il craint que l'administration Coderre utilise cette affaire à son avantage.

« On a des causes qu’on passe en arbitrage, parce que l’employeur pose des GPS sur les véhicules de nos cols bleus, là c’est notre présidente qui en met, déplore-t-il. Quand on va arriver en cour pour essayer de défendre nos cols bleus plus tard parce qu’il y avait un GPS sur un véhicule de la Ville [...] comment on va défendre ça? » se demande M. Sauvé.

La vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, Anie Samson, souligne que ces événements prouvent que les luttes internes ne touchent pas seulement le milieu politique. « Ce sera à eux de le régler, nous, on n'a pas à s'en mêler, c'est vraiment leur conflit et on leur souhaite de le régler rapidement », ajoute-t-elle.

Chantal Racette est devenue la présidente du syndicat des cols bleus en avril 2015.

Avec les informations de Benoît Chapdelaine et François Cormier

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