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Les Montréalais invités à réfléchir sur l'avenir du parc La Fontaine

Rares sont les Montréalais qui n'ont pas au moins un souvenir lié au parc La Fontaine!  Et rares sont ceux qui n'ont pas au moins une idée de ce que pourrait devenir ce lieu rassembleur du Plateau-Mont-Royal.

C'est justement de l'avenir de ce parc de 34 hectares qu'il sera question lors d'une série de consultations citoyennes qui s'amorcent en soirée mardi avec une séance d'information au chalet-restaurant Espace La Fontaine.

« C'est le début d'une démarche qui va culminer par une assemblée publique de consultation et de récapitulation en août », explique Réal Ménard qui, au sein du comité exécutif de la Ville, est responsable des 25 grands parcs que compte Montréal.

Durant les mois de mai et juin, les citoyens pourront s'inscrire à des ateliers participatifs. À la fin septembre, un rapport final sera produit dans le but d'élaborer le plan directeur qui guidera les interventions prévues dans le parc La Fontaine pour les 20 années à venir. 

Décider de la destinée de ce qui était le parc Logan à sa création, en 1889, comporte des défis, car le parc se caractérise par ses nombreux usages. Il est notamment doté de 12 km de sentiers pédestres en été et de 4 km en hiver, de deux belvédères, d'un étang, de terrains de volleyball et de tennis, de pataugeoires, d'aires de pique-nique et de jeux, sans compter le Théâtre de Verdure, inauguré il y a 60 ans. Bref, « c'est le plus multifonctionnel de nos grands parcs », dit Réal Ménard.

À son extrémité ouest, soit le long de l'avenue du Parc-La Fontaine, le parc sert tout à la fois aux cyclistes, aux joggeurs et aux marcheurs. Mais la cohabitation entre ces diverses clientèles donne parfois lieu à des frictions. « On reçoit beaucoup de représentations voulant que la coexistence pourrait être améliorée », dit M. Ménard, qui est aussi le maire d'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

D'autant plus que les dizaines de milliers de cyclistes qui empruntent la piste ne font souvent que transiter par le parc La Fontaine, contrairement au parc Jarry ou au parc Angrignon, où les adeptes du vélo se baladent plutôt tranquillement, dit en substance M. Ménard. 

Réal Ménard affirme qu'il ne serait pas étonné que des citoyens recommandent de fermer l'avenue du Parc La Fontaine à la circulation pour l'intégrer au parc. À coup sûr, dit-il, la Ville devra envisager de sécuriser davantage les rues environnantes.

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