Retour

Les participants à Hoodstock dénoncent le racisme systémique au Québec

Racisme et discrimination sont parmi les thèmes dont discutaient samedi à Montréal-Nord les participants de la troisième édition de Hoodstock, baptisé « Le sommet noir », un événement tenu en marge du Forum social mondial.

Les organisateurs ont d'ailleurs insisté pour tenir les conférences sur le racisme dans ce quartier loin du centre-ville où sévit la discrimination, selon eux.

Pour plusieurs participants du sommet, il n'y a aucun doute que le racisme est érigé en système au Québec. Ils montrent du doigt les difficultés d'accès au logement et critiquent ce qu'ils appellent l'exclusion des communautés culturelles dans les médias. Et comme les militants du mouvement américain Black Lives Matter, ils dénoncent la violence et le racisme des corps policiers.

Il est aussi plus ardu de trouver un emploi, rappellent des organismes communautaires.

« Quand on parle de racisme, il y a une difficulté de voir la réalité que beaucoup de gens expriment depuis déjà des années et des années », dit Will Prosper, un des porte-parole de Hoodstock.

Un des chanteurs invités au sommet, Ricardo Lamour, voit aussi des problèmes dans son domaine. Le milieu artistique est parfois peu représentatif des communautés culturelles, estime-t-il.

« Si on prend les gens sur le conseil d'administration du quartier des spectacles par exemple, ils sont tous blancs, fait valoir Ricardo Lamour. Si on prend les gens sur le CA de l'Union des artistes, si on prend les gens sur le CA de Radio-Canada, si on prend ceux qui administrent les grandes institutions publiques... »

Pour les organisateurs de Hoodstock, le dialogue est un début de solution. Ils réclament une commission sur le racisme systémique, un peu sur le modèle de la Commission de vérité et réconciliation pour les peuples autochtones.

Plus d'articles

Commentaires