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Les policiers de Montréal préparent des moyens de pression

Les policiers de Montréal préparent de nouveaux moyens de pression dans le but de renouveler leur contrat de travail, échu depuis le 31 décembre 2014.

Un texte de Benoît ChapdelaineTwitterCourriel

Leur syndicat rappelle qu'aucune rencontre de négociation n'a eu lieu depuis l'automne dernier.

« On a un plan de match d'ici l'été, différentes actions pour accentuer nos moyens de pression », indique le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, qui refuse de préciser de quoi il s'agit.

Les policiers ont cessé de porter l'uniforme réglementaire en juin 2014 pour protester contre le projet de loi sur les régimes de retraite, projet de loi qui a depuis été adopté, mais qui est contesté devant les tribunaux.

« On a toujours voulu négocier, ajoute Yves Francoeur. On a fait plusieurs tentatives pour qu'il y ait une réelle négociation, j'ai même eu des rencontres privées avec le maire Coderre, mais malheureusement ça n'a pas débouché sur grand-chose. »

Le maire Coderre a bon espoir

Le maire Denis Coderre s'est réjoui que le plus important syndicat de la Ville, celui des 8000 cols blancs, ait approuvé mardi soir dans une proportion de 81 % la recommandation de la conciliatrice du ministère du Travail pour un nouveau contrat de travail.

« Moi j'ai toujours privilégié qu'on puisse avoir une entente négociée, dit-il. Encore une fois on a démontré qu'on est capable de s'entendre. Évidemment chaque cas est différent. Là, on a commencé la négociation avec les policiers. »

Le contrat de sept ans prévoit une hausse salariale de 2 % par année de 2012 à 2015, de 2,5 % en 2016 et en 2017, et d'un maximum de 2 % en 2018, selon l'indice des prix à la consommation.

Cette entente n'empêchera cependant pas le syndicat des cols blancs de dénoncer, comme le font les autres syndicats municipaux, la Loi sur les retraites et le projet de loi promis sur les négociations dans le secteur municipal.

« On a une entente de principe qui nous amène jusqu'en 2018, ça nous met un peu à l'abri, indique le président du syndicat des cols blancs de Montréal, Alain Fugère. Mais on va quand même se battre contre le pacte fiscal, ce n'est pas décent dans un régime comme au Québec, on ne devrait pas avoir des lois comme ça. »

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