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Les politiques d'un gouvernement « sans cœur » nuisent à Montréal, affirme le PQ

Diminution des investissements étrangers, manque de ressources pour l'apprentissage du français par les immigrants, manque de logements sociaux, compressions en éducation : le Parti québécois dresse un bilan négatif de l'impact des politiques du gouvernement libéral sur la métropole québécoise. Au point de dire qu'il est « sans coeur ».

Au cours d'un point presse donné lundi, les quatre élus péquistes de l'île de Montréal, accompagnés de l'ancien ministre des Finances Nicolas Marceau et du député fédéral du Bloc québécois Mario Beaulieu, ont tour à tour dénoncé la « dégradation de la situation » à Montréal, attribuable selon eux aux politiques du gouvernement Couillard.

« Le gouvernement libéral lui enlève des outils, année après année, budget après budget, qui fait en sorte que la métropole est en train de perdre l'élan qu'elle devrait avoir, surtout à la veille de son grand anniversaire de 2017 », a soutenu d'emblée le député de Rosemont, Jean François Lisée.

La salve la plus dure est venue de la députée d'Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, qui a accusé le gouvernement Couillard d'avoir « abandonn[é] le logement social, particulièrement à Montréal », n'hésitant pas à le qualifier de « sans cœur ».

Depuis deux ans, a-t-elle souligné, le gouvernement a investi dans à peine 550 nouveaux logements sociaux à Montréal, alors qu'il en finançait auparavant plus de 1000 par année.

La porte-parole de l'opposition officielle en matière d'habitation a rappelé que 20 000 personnes se trouvaient sur la liste d'attente pour l'accès à un HLM. « On n'arrivera jamais à résorber cette liste à 550 par année », a-t-elle fait valoir. Elle a de plus critiqué la décision de mettre fin au programme Réno-Québec.

Les compressions en éducation sur l'île ont, elles aussi, fait mal à Montréal, a renchéri sa collègue Nicole Léger, citant les suppressions de postes dans les ressources spécialisées ainsi que la diminution de l'aide aux enfants en difficulté. Pour les cinq commissions scolaires montréalaises seulement, il y a un manque à gagner de 209 millions par année par rapport aux promesses libérales, a-t-elle soutenu.

Rappelant que Montréal accueille la vaste majorité des quelque 50 000 nouveaux arrivants reçus au Québec, le député de Bourget, Maka Kotto, a dénoncé le recul du français sur l'île et le peu de ressources accordé aux cours de francisation en entreprise.

De 2015 à 2017, les libéraux leur ont alloué la même somme, soit 8 millions, que celles accordées par le gouvernement Marois pour la seule année budgétaire de 2013-2014, a dénoncé le porte-parole pour la Charte de la langue française.

« Je ne sais pas si le gouvernement mise sur une main invisible pour aider les immigrants à se franciser, mais force est de constater qu'il n'aide pas à leur intégration en emploi, au contraire, il nuit », a-t-il déclaré.

Une « absence de vision » et une austérité qui font « très mal à la région »

Le Parti québécois a également reproché aux libéraux d'avoir « fait fuir les investisseurs ».

Le porte-parole de la formation en matière de finances, Nicolas Marceau, a déploré la croissance économique « très lente » en 2015 ainsi que la diminution des investissements étrangers dans la métropole, qui sont passés de 1,3 milliard en 2013 à moins de 900 millions en 2014. L'année en cours ne s'annonce pas mieux, a-t-il ajouté. Il a de plus déploré l'« absence de vision économique » et l'austérité, qui « aura fait très mal à la région ».

Jean-François Lisée a soutenu que le nombre de chômeurs sur l'île avait aussi augmenté, passant de 97 000 sous le gouvernement péquiste de Pauline Marois à 116 000 en février dernier sous celui, libéral, de Philippe Couillard.

À leurs côtés, le député bloquiste Mario Beaulieu a pour sa part dénoncé le fait que les libéraux fédéraux, dans leur dernier budget, n'aient rien annoncé de spécifique pour Montréal, que ce soit pour le prolongement de la ligne bleue du métro ou pour le secteur aéronautique. « Le gouvernement Couillard n'a pas réussi à aller chercher des engagements précis pour Montréal », a-t-il affirmé.

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