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Les pompiers de Rosemère ne baissent pas les bras

Les pompiers de Rosemère ont déposé une requête au tribunal administratif du travail pour tenter d'empêcher la Ville de fermer son Service de sécurité incendie et de liquider ses actifs.

Les pompiers soutiennent que Rosemère ne pouvait mettre fin ainsi à leur contrat de travail, alors qu'ils sont en pleine négociation de leur convention collective.

« Le syndicat estime que le transfert du service de Sécurité incendie de Rosemère à Blainville durant une période de négociation collective constitue une entrave à la liberté d'association des employés. De plus, le syndicat demande l'émission d'une ordonnance de sauvegarde visant à ordonner à la ville de Rosemère de cesser ses actes d'entrave, de réintégrer immédiatement les salariés et de maintenir le Service de sécurité incendie ouvert », explique-t-on dans la plainte.

La cause sera entendue le mardi 15 mars en après-midi.

Les pompiers ont aussi fait circuler une pétition pour laquelle ils ont obtenu quelque 6200 signatures. Le document a été déposé à la séance du conseil municipal lundi soir.

« La vaste majorité des gens nous ont dit être outrés par la façon de faire de la mairesse Leduc. Nous avons eu le même son de cloche à notre kiosque qui a été visité par près de 2000 citoyens et citoyennes de Rosemère », affirme Benoît Gauthier, pompier et délégué syndical.

Quelques dizaines de cols bleus de Montréal se sont rendus à la mairie de Rosemère pour appuyer les pompiers. Le président de l'Association des pompiers de Montréal, Ronald Martin, était aussi présent.

Rosemère a congédié ses 38 pompiers le 7 mars dernier à la suite de l'adoption, en séance du conseil, d'une entente de service avec la ville de Blainville.

Avec les informations de Marie-Ève Cousineau

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