Se substituer, lorsque le besoin s'en fera sentir, à l'entraîneur. C'est un des rôles que Claude Julien espère voir Dwight King assumer pendant les séries éliminatoires.

Un texte d'Alexandre Gascon

Lorsque l’imposant ailier de 1,93 m (6 pi 4 po) et 105 kg (229 lb) s’est amené à Montréal le 1er mars, il était évident qu’il ne venait pas y remplir les filets adverses. On souhaitait d’abord ajouter du poids, une présence sur les ailes et devant le but et, surtout, de l’expérience en séries éliminatoires.

« Ces joueurs-là (les gagnants de Coupe Stanley) peuvent aider les autres autant que les entraîneurs peuvent les aider », a expliqué Julien à quelques heures du premier affrontement de la série Canadien-Rangers.

« King a gagné deux Coupes Stanley avec Los Angeles. Il a du vécu. C’est ce genre de gars là, à un moment donné, qui va peut-être aider un jeune à relaxer, à lui dire : "Écoute, j’ai déjà vécu cette situation. Tout va être correct, reste concentré" », a ajouté le pilote du Tricolore.

Une rare expérience

Avec Andrew Shaw, King est le seul lauréat du précieux trophée, qu’il a soulevé à deux reprises, en 2012 et 2014. Seuls deux autres joueurs du Tricolore, Andrei Markov (83) et Tomas Plekanec (81), ont disputé plus de matchs que lui dans le tournoi printanier.

Du haut de ses 69 matchs d’expérience, le costaud Saskatchewanais de Meadow Lake pense pouvoir chasser la nervosité plus rapidement que les autres.

« L’expérience aide particulièrement pour ce premier match, a lancé King après la séance d’entraînement optionnelle, mercredi matin. C’est une nouvelle saison pour tous et c’est une nouvelle équipe. »

« C’est normal qu’avant chaque premier match d'une série, on soit nerveux. Mais je suis passé par là, alors je sais à quoi m’attendre », a-t-il enchaîné.

S’adapter à une nouvelle vie

Personne ne confondra ce conseiller sagace avec un prolifique marqueur. En 17 matchs depuis que le Tricolore l’a acquis à la date limite des transactions contre un choix conditionnel de quatrième tour, King a touché la cible une seule fois, n’a pas amassé de passe. Il a maintenu un différentiel de -2 et reçu deux minutes de pénalité.

Rien de flamboyant et le principal intéressé a avoué avoir été surpris, à l’époque, de quitter la Californie.

« Ça m’a pris quelques semaines pour m’adapter. Ce groupe a réussi de belles choses dans les dernières années et je saute là-dedans. C’est bien », s’est-il limité à dire.

En 69 rencontres d’après-saison, King a réussi 10 buts et 15 passes et a passé 37 minutes au cachot.

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