Des professeurs de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) étaient en grève mardi pour dénoncer la lenteur des discussions avec leur employeur en vue de renouveler leur convention collective, échue depuis maintenant trois ans.

Les professeurs en grève se sont réunis devant l'édifice Athanase David, où sont logés les bureaux administratifs de l'institution et le bureau du recteur. Ils ont tenu une assemblée générale en après-midi.

En soirée, on a appris que les professeurs avaient rejeté l'offre de la direction de l'UQAM : 141 ont voté pour, 539 contre, tandis que 2 se sont abstenus. Une autre journée de grève pourrait avoir lieu d'ici le 24 mars, si les négociations devaient traîner en longueur.

Les professeurs réclament la création de nouveaux postes et déplorent le piètre ratio professeurs/étudiants de l'UQAM - l'un des pires au Québec, selon le communiqué du syndicat. Ils réclament également un meilleur soutien à la recherche et à la création de même qu'un rattrapage salarial leur permettant d'atteindre le même niveau de rémunération que leurs collègues des autres universités québécoises.

L'Université est toutefois demeurée ouverte et les chargés de cours devaient se présenter en classe afin de dispenser leurs cours.

« Sauf avis contraire, l'université demeure accessible, les chargés de cours, maîtres de langue doivent se présenter en classe, les employés, les cadres doivent également se présenter au travail. Advenant des limitations dans l'accès aux pavillons, on demande aux gens d'éviter de mettre leur sécurité en danger, bien entendu », a expliqué la directrice des communications, Jenny Desrochers.

Le Syndicat des professeurs de l'UQAM (SPUQ) regroupe 1140 professeurs, répartis dans 39 départements, et 27 maîtres de langue. Il est affilié à la Fédération des professionnelles de la CSN, qui compte plus de 8000 membres notamment dans les secteurs de l'éducation et de la santé et des services sociaux.

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