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Les Québécois tardent à produire leur déclaration de revenus

Les contribuables québécois ne sont pas pressés de faire leurs impôts. À trois semaines de l'échéance, 2,6 millions de déclarations de revenus ont été transmises à Revenu Québec. C'est seulement 40 % des 6,5 millions de déclarations attendues.

L’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQÀM tenait cette fin de semaine sa 33e Clinique d’impôt pour les personnes à faible revenu, moins susceptibles de transmettre leur déclaration à temps.

« On a un mandat de responsabilité sociale. On veut aider la communauté », a expliqué l’un des organisateurs, Xavier Chartrand.

La majorité des bénévoles sont des étudiants en comptabilité de l’ESG et sont soutenus par leurs professeurs, a-t-il ajouté.

Environ 800 personnes étaient attendues samedi et dimanche, en majorité des étudiants et des immigrants. La clinique offre aussi ses services à des sans-abri et des réfugiés.

La voie électronique privilégiée

Environ 90 % des contribuables soumettent leur déclaration de revenus par l’entremise du service ImpôtNet Québec.

Cette façon de procéder accélère le traitement des déclarations, qui se fait en trois semaines ou moins, a expliqué à La Presse canadienne une porte-parole de Revenu Québec, Geneviève Laurier.

Pour les citoyens qui utilisent la poste, le traitement peut prendre jusqu'à six semaines.

Les contribuables ont jusqu'au 30 avril, à minuit, pour transmettre leur déclaration de revenus.

Les retardataires s'exposent à une pénalité de 5 % du solde impayé à la date prévue de production de la déclaration.

Une pénalité de 1 % par mois entier de retard s'ajoute à cette première pénalité, et ce, pour une période maximale de 12 mois.

Avec des informations de Michel Marsolais

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