On aurait proposé l'avantage de la patinoire aux Rangers dans cette série les opposant au Canadien, que c'est à se demander s'ils l'auraient accepté.

Un texte d'Alexandre Gascon

New York domine tellement sur les glaces adverses cette saison avec une fiche de 27-12-2, sans compter le gain d’hier qui leur a procuré l’avance de 1-0 dans la série, qu’on pourrait croire que l’équipe détient la clé du mystère, une sorte de recette spéciale.

« Il n’y a pas une façon de jouer sur la route et une façon de jouer à la maison. Il n’y a qu’une façon de jouer et c’est de la bonne façon », a aussitôt démenti Alain Vigneault après l’entraînement de sa troupe au Centre Bell, jeudi midi.Cette phrase, un leitmotiv qu’il avait déjà martelé cette semaine, semble commode, mais dans les statistiques, on y lit clairement une tendance.

« Depuis que je suis à New York, je pense qu’on a la meilleure fiche sur la route de toute la Ligue nationale, mais c’est peut-être un adon », a-t-il ajouté.

Vérifications faites, l’entraîneur des Blueshirts a bien fait ses devoirs.

Vigneault dirige les Rangers depuis la saison 2013-2014 et son équipe a compilé un dossier fabuleux de 99-54-11 à l’étranger, bon pour le premier rang de la LNH, en effet.

Elle a terminé au 1er rang dans ce département cette saison et en 2014-2015, et a été devancée de quelques pouces à peine par les Ducks d’Anaheim et l’Avalanche du Colorado. Seule l’année 2015-2016 a fait figure d’anomalie lorsque les Rangers étaient en visite. Ils ont terminé l’année avec une fiche de 19-17-5.

« Le système nous a aidés beaucoup durant l’année, a expliqué Henrik Lundqvist qui ne voit là rien d’inhabituel. Quand tu t’y tiens, ça te sauve du temps. On peut aller de l’avant tant qu’on s’y tient. »

Beaucoup d’encre avait coulé pour expliquer que le Canadien avait remporté les trois matchs entre les deux équipes cette saison, mais un seul y avait été joué à Montréal.

Le gardien substitut Antti Raanta l’avait amorcé avant de retraiter au vestiaire, blessé. Lundqvist s’était alors incliné 5-4 devant le Tricolore.

S’ils poursuivent leur travail de sape à l’étranger, les Rangers pourraient se donner une avance de 2-0 avant de s’envoler pour Manhattan.

Un coup qui fait jaser

Le dardage sournois d’Andrei Markov entre les jambes de Rick Nash a retenu l’attention jeudi.

Le défenseur russe a écopé d’une inconduite de partie sur la séquence et l’on ne sait toujours pas si la ligue rendra une quelconque mesure disciplinaire à son égard.

Le coup, donné directement sous les yeux de l’arbitre, était en tous points semblable à celui de Brad Marchand à l’endroit de Jake Dotchin le 4 avril.

L’impétueux attaquant bostonnais avait été suspendu pour deux matchs.

Le costaud ailier a presque excusé son rival.

« Vous savez, ce sont les séries éliminatoires. Les émotions sont vives; nous sommes impliqués dans une bataille, dans une guerre. Le jeu est robuste et des choses se produisent parfois », a avoué Rick Nash, sourire aux lèvres.

« Je n’ai peut-être jamais été frappé comme ça devant l’arbitre. Ça m’est arrivé avant (de recevoir ce genre de coups). C’était bizarre », a ajouté Nash.

Comme on pouvait s’y attendre, ni la victime ni Vigneault n’ont voulu reprocher quoi que ce soit aux arbitres.

« Tout arrive si vite, c’était à la fin du match. Je ne sais pas si les quatre (arbitres) ont eu un bon angle pour le voir, mais évidemment il y a les reprises. Tout le monde l’a vu. C’est à la ligue de prendre une décision », a lancé le no 61 des Rangers.

« Ce sont des petits garçons qui aiment être des petits garçons sur la patinoire », a résumé Alain Vigneault.

Plus d'articles

Commentaires