BILLET - Il faisait chaud dans la cuisine de Carey Price en prolongation et c'est finalement une assiette échappée, toute bête, qui a ruiné le souper.

Si vous êtes un partisan des Rangers après ce cinquième match, vous êtes en droit de croire que le sort a tourné. Chris Kreider, incapable d’acheter un but ni même de se démarquer dans cette série, a vu sa passe dévier sur le bâton du défenseur Alexei Emelin pour se retrouver par chance pure, sans stratégie ni intention, directement sur le bâton de Mika Zibanejad. Blanchi lui aussi en cinq matchs, l'attaquant a profité d’un filet ouvert pour donner la victoire aux bleus.

Le Canadien méritait mieux que d’être battu ainsi.

Quoique…

La chance a favorisé les Rangers, mais en deuxième moitié de match, le CH ne s’est pas aidé non plus. Après le but de Skjei en fin de deuxième, on a levé le pied, on a appliqué moins de pression, on a été beaucoup moins combatif (le Tricolore avait plus de 30 mises en échec à mi-chemin de la deuxième).

Il suffit de tellement peu entre ces deux équipes pour que le vent tourne. Ce relâchement du Bleu-blanc-rouge a suffi. À partir de là, les Rangers ont maîtrisé le jeu et mené 20-10 au chapitre des tirs (10-3 en prolongation) jusqu’au but de Zibanejad.

Ils ont fait leur chance. Les Montréalais ont défait la leur. Bref, la troupe de Claude Julien a laissé filer ce match.

Pourtant…

Max Pacioretty a bien joué. Il termine sa soirée de travail à -2. Mais il méritait mieux. On l’a vu dans ce cinquième match. On l’a vu souvent. Et pour les bonnes raisons.

On a aussi vu Lehkonen. Quelle fougue! Quel entrain! Comme Gallagher, il fonce. Et il a du talent. Rappelons-nous que ce gars-là a préféré jouer en première division suédoise plutôt que de venir apprendre à jouer sans la rondelle dans la Ligue américaine. On l'en remercie.

Il en faudra plus…

Qu’arrive-t-il à Paul Byron? Ce n’est pas une question d’effort, comprenez-moi bien. « Ti-Paul » peut dormir tranquille. Mais il ne génère pas grand-chose dans un trio qui est pourtant très efficace.

Remarquez, ce n’est rien en comparaison avec Alex Galchenyuk. Le 27 a encore réussi à jouer un match complet sans donner une seule mise en échec alors que, manifestement, c’était le mot d’ordre. Quelqu’un peut-il me dire ce qui se passe dans la tête de ce joueur-là pour qu’il ait réussi à s’éteindre à ce point?

Durant le calendrier, un entraîneur peut choisir la méthode forte et l’envoyer réfléchir sur la passerelle pendant un ou deux matchs. Il peut aussi tenter de le relancer en le jumelant à ses meilleurs éléments. Mais en séries, tu ne peux pas défaire tes trios pour relancer un joueur. Et on ne va quand même pas le remplacer par Martinsen ou Flynn.

Espoir

C’est loin d’être perdu. Les Rangers sont vulnérables à domicile. Ils ont remporté 27 victoires à l’étranger cette année contre seulement 21 au Madison Square Garden. Quand leur public devient hostile, ils ont tendance à figer.

Au Canadien d’y voir. Et peut-être à la chance aussi. À moins qu’elle n’ait maintenant choisi son camp.

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