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Lil Uzi Vert au festival Santa Teresa : une annulation mal gérée

L'annulation du concert extérieur du rappeur américain Lil Uzi Vert au festival Santa Teresa, dimanche, a entraîné son lot de mécontentement. Et s'il est difficile de montrer quelqu'un du doigt pour la déconvenue des festivaliers, il n'y a aucun doute que la situation a été mal gérée.

L’Américain ne s’est pas pointé sur la scène extérieure du festival, à Sainte-Thérèse, à 21 h 30, heure à laquelle il était attendu. Personne n’était moins surpris que moi. Un rappeur international qui est ponctuel, c’est rarissime.

Qui plus est, il importe de rappeler que c’est le même artiste qui a « disparu » de l’horaire de la deuxième journée du festival Osheaga en 2017, à quelques heures d’avis… Appelons ça des antécédents.

À 22 h, on a entendu les premières huées, bien légitimes. Un quart d’heure plus tard, quelques festivaliers ont lancé vers la scène des bouteilles d’eau. Pas intelligent, ce geste.

Mais toujours pas d’annonce officielle, que ce soit via l’application du festival ou par un responsable sur la scène à 22 h 30, après une heure de retard. Outre quelques doigts d’honneur du public chaque fois que la musique d’ambiance reprenait, on a commencé à voir des festivaliers quitter le site à ce moment, mais un très grand nombre a pris son mal en patience.

Ce n’est finalement que quelques minutes avant 23 h 30 que l’on a annoncé officiellement que Lil Uzi Vert ne pourrait malheureusement pas se produire ce soir-là « dû à un manque de coopération des douanes canadiennes » et que « tous les acheteurs de billets rece[vraient] rapidement un courriel pour la procédure de remboursement ».

Les festivaliers se sont alors déchaînés contre les organisateurs sur les réseaux sociaux.

Le hic, c’est que le festival avait fait savoir, à 10 h 26 du matin, par le biais de son application, que « Lil Uzi Vert [était] bel et bien en ville ». Hum…

Entendons-nous bien. Il n’y a rien de pire pour les organisateurs qu’un artiste qui ne se présente pas à leur festival. C’est le cauchemar par excellence, sans compter les sommes que de telles annulations coûtent.

À qui la faute?

Mais si l’explication officielle relativement aux douanes canadiennes tient la route, comment les organisateurs de Santa Teresa ont-ils pu sérieusement croire qu’un artiste qui était à l’aéroport de Montréal à 21 h 30 aurait pu être sur scène à Sainte-Thérèse dans un délai raisonnable? C’est de la gestion qui frise l’amateurisme et c’est irrespectueux à l’égard des festivaliers.

À qui la faute? À Lil Uzi Vert qui, comme on le disait plus haut, a des antécédents d’annulation connus, ou à l'Agence des services frontaliers du Canada, comme le soutiennent les organisateurs?

On risque de ne jamais connaître le fond de l’histoire. Une chose est sûre, jamais les festivaliers n’auraient dû poireauter deux heures devant une scène sans annonce officielle.

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