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Longueuil : une passerelle à reconstruire, des écarts de coût à expliquer

EXCLUSIF - Les travaux de reconstruction de la passerelle surplombant la route 132 à Longueuil, qui a été arrachée à l'hiver 2015 par la benne relevée d'un camion, sont toujours prévus cet automne. Mais avant de démarrer le chantier, Longueuil devra faire la lumière sur les écarts de plusieurs millions de dollars entre les soumissions des entrepreneurs intéressés par le projet et le coût estimé par la Ville. Des écarts qui restent pour le moment inexpliqués.

Un texte d'Éric Plouffe

En mai dernier, la mairesse de Longueuil, Caroline Saint-Hilaire, a dévoilé son projet de reconstruction de la passerelle pour piétons. Le coût de ce projet, qui permettra de lier de nouveau le Vieux-Longueuil et la rive du fleuve Saint-Laurent, en traversant la route 132, est estimé à 8,8 millions de dollars.

Au terme d'un appel d'offres lancé pendant l'été, huit entrepreneurs ont déposé chacun une soumission. L'ouverture des soumissions s'est déroulée la semaine dernière.

Résultat : les prix de tous les entrepreneurs dépassent l'estimation de la Ville d'au moins 5 millions de dollars. Une des soumissions propose un prix près de deux fois plus élevé que celui estimé.

Ces écarts de prix ont fait sourciller les responsables du projet à la Ville de Longueuil. « C'est un écart qui est inhabituel pour un projet de cette nature, qui est assez défini », affirme Louis-Pascal Cyr, chef de service aux affaires publiques de la Ville.

« Alors, c'est pourquoi actuellement on prend vraiment le temps de bien analyser. Ce n'est pas quelque chose qui se voit régulièrement. Donc, avant de prendre des décisions, on va procéder à l'analyse », précise M. Cyr.

Malgré ces vérifications, la Ville n'a pas prévu revoir l'échéancier des travaux qui devraient être terminés à l'été 2017. D'ici là, les démarches judiciaires de Longueuil se poursuivent contre la compagnie de déneigement propriétaire du camion qui a percuté la passerelle avec sa benne. La Ville réclame près de 2,5 millions de dollars de dédommagement.

Modifications au Code de la sécurité routière

Par ailleurs, Québec n'a toujours pas donné suite à la volonté exprimée par l'ex-ministre des Transports Robert Poëti, en février 2015, de doter les camions-bennes d'avertisseurs dans l'espoir de prévenir d'autres accidents comme celui survenu à Longueuil et sur le pont Mercier, en février dernier.

L'attaché de presse du nouveau ministre des Transports, Mathieu Gaudreault, a indiqué que le sujet est toujours « sérieux et préoccupant ». Mais il ignore, puisque le ministre Laurent Lessard est entré en poste tout récemment, quelle forme pourrait prendre cette proposition.

Elle pourrait faire partie de modifications au Code de la sécurité routière, qui pourrait être revu cet automne. Une décision sur cette éventuelle révision doit être rendue dans les prochaines semaines.

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