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Malgré un incendie spectaculaire, Le Devoir publie son édition du mardi

L'incendie qui s'est déclaré lundi sur le toit de l'immeuble de dix étages qui abrite les bureaux du Devoir n'a pas empêché le quotidien de publier son édition du mardi, tant sur les plateformes numériques que sur papier. Selon les pompiers, c'est un mégot de cigarette dans un pot de fleurs sur la terrasse qui a provoqué le brasier.

Selon le directeur du quotidien, Brian Myles, l’évacuation des bureaux, situés aux 8e et 9e étages d'un immeuble de la rue Berri, au sud de la rue Sainte-Catherine, a été très rapide, et personne n'a été blessé.

Selon le chef aux opérations du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM), David Shelton, même si le feu s'est propagé au toit de l'immeuble voisin, les dommages devraient être circonscrits à l'extérieur des édifices, et l'intérieur du bâtiment où se situe Le Devoir ne devrait pas être endommagé.

Une centaine de pompiers sont intervenus pour maîtriser l'incendie.

« La bonne nouvelle, c’est que les gicleurs ne sont pas partis au 8e et 9e, qui sont les deux étages occupés par Le Devoir. Il se pourrait qu’on ne subisse que des inconvénients d’odeur de fumée », a indiqué pour sa part M. Myles, dans l'article de mardi du Devoir relatant l'incendie.

En entrevue à Gravel le matin, mardi matin, il a précisé que les flammes étaient restées concentrées dans l’entretoit et qu’elles n’ont pas atteint les locaux du journal.

« Ce qu’on a, c’est des odeurs et un peu de résidus d’eau à certains endroits. Le grand défi sera de tout décontaminer et de tout nettoyer. Notre salle de serveurs, qui est le cœur d’un média, est intacte », a-t-il dit.

Il ignore cependant quand son équipe pourra réintégrer les lieux. Le personnel administratif a eu congé mardi en raison des odeurs.

« Nos assureurs, nos experts en sinistre sont encore en train de faire une évaluation de tout ça, alors je ne suis pas en mesure de vous dire quand est-ce qu'on retournera au 1265 Berri », a mentionné le directeur du journal.

Pour le moment, le journal est produit dans un local de crise situé à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

« Tout le monde met la main à la pâte et les gens vont au-delà du rôle qu'on attend d'eux, c'est ce qui fait qu'on est capable de produire », se réjouit Brian Myles.

Un élan de solidarité

Brian Myles a aussi mentionné avoir été touché par « l’élan de solidarité » envers Le Devoir. Il dit même avoir « un beau problème » en raison des nombreuses offres d’aide reçues de la part notamment de concurrents médiatiques.

« On a eu des offres pour être relocalisés d’à peu près tous les joueurs dans l’industrie », soutient-il.

Il rappelle par ailleurs que les archives du Devoir ne sont pas touchées par cet incendie, puisqu’elles ont été déplacées il y a quelques années dans les locaux de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

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