C'était soir de première, mardi, au Théâtre St-Denis pour Mary Poppins en français. Le pari est réussi pour Serge Postigo, qui signe la traduction, l'adaptation et la mise en scène de cette comédie musicale, la plus coûteuse jamais produite par le Festival Juste pour rire.

Un texte de Louise Rousseau

Jouée à plus de 2600 reprises à Londres et à New York depuis sa création en 2004, Mary Poppins méritait d'être enfin présentée au Québec dans sa version française.

Pendant près de trois heures, les spectateurs ont droit à un livret bien tourné, à des chansons qu'on reconnaît dès les premières notes, à une interprétation très convaincante et à des chorégraphies extrêmement bien exécutées par une trentaine de chanteurs et danseurs, dont René Simard dans le rôle de M. Banks, et surtout Joëlle Lanctôt, impeccable dans le rôle-titre.

Il a fallu 8000 heures de répétition pour préparer tous les artistes sur scène et ceux sous les planches, où se cachent huit musiciens.

Au total, on compte 35 changements de décor, quelques effets spéciaux, un peu de magie, et beaucoup d'énergie pendant 180 minutes.

Malgré quelques longueurs, une sonorisation souvent pâteuse où se perdent les nuances, et des projections pas toujours bien intégrées, ce Mary Poppins très classique se démarque des dernières comédies musicales présentées par Juste pour rire.

Digne de Broadway et de Montréal aussi, Mary Poppins est à l'affiche jusqu'au 28 juillet au Théâtre St-Denis.

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