La redoutable attaque du Lightning de Tampa Bay (42-17-3) est débarquée au Centre Bell avec tout son arsenal, samedi. Le Canadien de Montréal (23-29-9) a répondu du mieux qu'il pouvait en combattant le feu par le feu au cours d'un match des plus enlevants.

Un texte de Félix St-Aubin

Menés par Nikita Kucherov, Steven Stamkos et Brayden Point, notamment, les visiteurs font scintiller la lumière rouge plus que quiconque à travers le circuit Bettman. Ils ont d'ailleurs prolongé à neuf leur série de matchs avec un minimum de trois réalisations au compteur.

Un monde de différence existe entre le Canadien et le Lightning à cet égard. Le gouffre en question séparant le sommet du 28e échelon, occupé par le Tricolore, s'élève à 1,01 but marqué par duel (3,55 contre 2,54).

« Cette équipe possède plusieurs joueurs talentueux, très rapides. Et l'avantage numérique du Lightning est redoutable », a commenté Antti Niemi, qui a vu ses rivaux enfiler l'aiguille à deux reprises en cinq tentatives grâce au jeu de puissance.

Le Canadien n'avait pas 1001 solutions afin de contrer le rouleau compresseur floridien. Comme prévu, les occasions de toucher la cible ont été nombreuses chez le Lightning. Cela a également été le cas dans le camp montréalais.

Sept protégés de l'instructeur Jon Cooper ont récolté plus de points que Max Pacioretty, meneur à ce chapitre chez le Bleu-blanc-rouge en vertu de 17 réussites et 20 mentions d'assistance, ce qui n'est pas peu dire.

Pacioretty, qui a freiné une séquence de 11 rencontres sans but, a obtenu maintes possibilités de doubler, voire tripler sa mise. Un manque de finition l'a empêché de gonfler ses statistiques.

Le capitaine a mis au rancart un premier vingt terne, avant de mettre la pédale au plancher.

Par trois fois il s'est retrouvé seul devant Andrei Vasilevskiy, sans succès. Une seule de ses trois percées s'est conclue avec un tir sur la cage adverse. Le portier russe a fort bien couvert ses angles lorsqu'il a été confronté au no 67.

Pacioretty avait la victoire au bout du bâton dès les premiers instants de la prolongation. Une longue hésitation de sa part, qui n'a abouti à rien, a été accueillie par des huées bien senties des supporteurs du Canadien.

Un contexte singulier

Les rumeurs d'échange concernant Pacioretty sont bel et bien présentes. Tout ça lui coule cependant comme de l'eau sur le dos d'un canard.

« Cela n'a jamais traversé mon esprit [qu'il s'agirait peut-être de mon dernier match avec le Canadien]. Je ne pense pas à ça », a-t-il répondu, sans vouloir développer davantage.

« Je n'ai rien remarqué de particulier [à propos de Pacioretty]. Ma préparation n'a pas été différente qu'à l'habitude, et je m'attendais à la même chose des joueurs. Je n'ai pas pris le temps de regarder comment chacun s'est comporté, mais Max a démontré qu'il était prêt à jouer. »

Quelques heures avant le troisième duel cette saison entre les deux équipes, le Canadien a annoncé que Tomas Plekanec était rayé de la formation.

La direction a posé ce geste par prévention à l'aube de la date limite des échanges, un cas rarissime à Montréal, puisque le Tchèque suscite « beaucoup d'intérêt », selon Julien.

« C'était différent de ne pas l'avoir avec nous, a laissé tomber Pacioretty. Nous ne sommes pas habitués à ça. Nous assumons toute la responsabilité pour la situation dans laquelle il se retrouve. »

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