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Meurtre d’un retraité à Saint-Hyacinthe : l’accusé envoyé à Pinel

Steve Gaudette, un résident de Saint-Hyacinthe accusé du meurtre non prémédité d'un retraité dans un tunnel piétonnier mardi midi, va subir une évaluation psychiatrique pour déterminer s'il est apte à faire face au processus judiciaire. La famille de la victime, Denis Chassé, est inconsolable.

Un texte de Geneviève Garon

« Pourquoi Denis? C’est ça qui est incompréhensible. Il y a des gens bons dans le monde et Denis en faisait partie », s’est exclamé le neveu de Denis Chassé à sa sortie du palais de justice de Saint-Hyacinthe, mercredi après-midi.

Bouleversé, Jean-François Pelletier décrit son oncle comme un homme « sans malice », bénévole auprès des aînés, qui a eu « une belle vie ».

Son présumé meurtrier, Steve Gaudette, a comparu rapidement pour être accusé de meurtre non prémédité. La tête basse, les épaules voûtées, il a à peine grogné lorsque le juge lui a demandé de confirmer son identité.

Séjour à l’institut Philippe-Pinel

La défense a demandé une évaluation de son aptitude à comparaître, afin de déterminer si son état mental lui permet de faire face au processus judiciaire.

« La capacité de Monsieur de se situer dans le temps et d’être capable de savoir ce dont il est accusé » sera évaluée, a expliqué la procureure aux poursuites criminelles et pénales Caroline Fontaine, à l’issue de la comparution.

Steve Gaudette effectuera un séjour à l’institut psychiatrique Philippe-Pinel avant d’être de retour en Cour le 16 juillet.

Le trentenaire a des antécédents judiciaires pour conduite avec facultés affaiblies en 2007.

Un vol qui a mal tourné?

« Je ne vois pas d’autre explication possible que le vol », avance Jean-François Pelletier comme mobile au meurtre de son oncle.

Mardi midi, Denis Chassé aurait retiré de l’argent au guichet automatique et circulait dans un tunnel piétonnier de Saint-Hyacinthe pour se rendre dans un centre commercial. C’est là qu’il aurait été poignardé à mort. Le présumé meurtrier a été arrêté quelques rues plus loin en début d’après-midi, grâce à des informations du public.

Un tunnel inquiétant

« Quand on passe là-dedans le soir, c’est noir. Les lumières sont cassées », déplore Michel Jubinville. Comme plusieurs résidents, il critique le fait que les caméras de surveillance vandalisées du tunnel n’aient pas été remplacées.

« Quand ma petite-fille va au magasin, je lui dis : "tu ne passes pas là, tu fais le grand détour". C’est trop dangereux pour nous autres. Même moi, quand je passe, je baisse ma tête pour voir s’il y a du monde », ajoute le retraité.

Simon Boivin, un résident du quartier qui croisait Denis Chassé plusieurs fois par jour, ne peut s’empêcher de penser à la fin tragique de la victime. « On arrive dans le tunnel et on regarde un peu... est-ce qu’il y a quelque chose au loin de louche? Des fois, ça arrive qu’il y ait deux ou trois personnes louches... »

Des policiers de la Sûreté du Québec ont patrouillé le tunnel, qui mesure quelques dizaines de mètres, à plusieurs reprises mercredi et devraient être présents au cours des prochains jours pour rassurer les résidents.

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