Retour

Meurtre de Daphné Huard-Boudreault : le procès aura lieu en 2019

Anthony Pratte-Lops a été cité à procès pour le meurtre prémédité de son ex-petite amie, Daphné Huard-Boudreault, 18 ans, survenu en mars dernier à Mont-Saint-Hilaire. Son procès est prévu pour avril 2019 au palais de justice de Saint-Hyacinthe.

Un texte de Geneviève Garon

Plus tôt cet automne lors de son enquête préliminaire, l'homme de 22 ans a contesté en vain la citation à procès pour l'accusation de meurtre prémédité. La preuve de la poursuite a convaincu le juge Marc Bisson qu'il devra bel et bien être jugé sous le chef d'accusation le plus grave du Code criminel.

Daphné Huard-Boudreault a été assassinée le 22 mars dernier, lorsqu'elle était retournée chercher des effets personnels dans son appartement de Mont-Saint-Hilaire. La rupture avec Anthony Pratte-Lops était récente et elle avait demandé l'intervention des policiers quelques heures plus tôt en raison du comportement de son ex-petit ami, qui a été arrêté sur les lieux.

Pratte-Lops vit des « hauts et des bas »

« Il passe par des périodes dépressives et vit des hauts et des bas », affirme l'avocat de l'accusé, Marion Burelle, à propos de son client. Pour l'instant, le criminaliste refuse de se prononcer sur la possibilité de demander une évaluation psychiatrique pour son client.

Anthony Pratte-Lops est détenu à la prison de Rivière-des-Prairies et n'a fait aucune demande pour être remis en liberté en attendant son procès. Il doit être de retour en cour le 8 décembre prochain pour une conférence préparatoire. Le procès doit débuter le 24 avril 2019 au palais de justice de Saint-Hyacinthe.

Respect des délais « Jordan »

Il se sera écoulé 25 mois entre l'arrestation de M. Pratte-Lops et le début de son procès. En vertu de l'arrêt Jordan de la Cour suprême, un maximum de 30 mois peut s'écouler du début à la fin des procédures judiciaires, sans quoi l'accusé peut bénéficier d'un arrêt des procédures. Selon Me Burelle, le délai maximal devrait être respecté.

Le 30 mai dernier, le juge Pierre Bélisle s'était inquiété des retards judiciaires après qu'Anthony Pratte-Lops eut embauché de nouveaux avocats pour une troisième fois en deux mois.

Notons cependant qu’un accusé qui change d'avocat est responsable des délais engendrés. S'il dépose un jour une requête en arrêt des procédures pour délais déraisonnables, les retards qui lui sont attribuables seront déduits de la durée totale du processus judiciaire.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine